CHRONIQUE 1960-1965

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CHRONIQUE

1960-1965

 

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Piero Kenroll, le pionnier de la presse rock francophone

 

Gene Vincent en Belgique

 

Les Rolling Stones - Bruxelles oct 1964)

 

Francine Arnaud, la maman du rock

belge à la RTB

 

Jean Martin, impresario

 

Le Secrétariat des Artistes de Jean Martin

 

Le Brasseur ou Rocking Center

 

Stroff-Denny Vinson

 

Disco Revue, un magazine de légende

 

Radio Luxembourg - Cliff Richard

Johnny Hallyday octobre 1961

Blue Note : Les Croque morts -

Les chats sauvages (nov 61)

Vince Taylor (nov 61)

 

Clubs le Ben - Hur et La Récréation

 

Jean-Paul, patron du Club Les Cousins Grand Place

 

Etre ado à la fin des annees cinquante

 

Période yé- yé et Nouvelle vague au cinéma (1)

 

Carte des lieux branchés de Bruxelles en 1960.

 

Ariane et les dix-vingt

 

Jimmy Morgan, chanteur des sixties.

 

 

LE BRASSEUR OU LE ROCKING CENTER

 

Rocking Center Brasseur Vince Taylor

 

Le Club des Aigles accueille Vince Taylor au Brasseur - 3 septembre 1966.

Photo extraite de Coeur de Rock - page 148 ( Editions Apach)

 

Bien avant le Grenier, le Brasseur, (plus tard rebaptisé : International Rocking Center), fut avec le Golf du Loup, le premier établissement bruxellois à accueillir des groupes de rock et ce dès 1964. Les jeunes qui fréquentaient ces deux lieux étaient de vrais passionnés, de vrais rockers. Si d'autres dancings de la capitale essayèrent à leur tour de proposer des orchestres à leur clientèle, ils n'arrivèrent jamais à recréer l'ambiance survoltée de ce lieu désormais mythique.

 

Il faut dire qu'Albert Demortier, patron du Brasseur, avait su tisser patiemment des relations professionnelles privilégiées. Notamment avec Henri Leproux, directeur du Golf Drouot à Paris. Les deux hommes s'échangeaient leurs orchestres. Albert avait jeté son dévolu sur deux orchestres prestigieux : Les Partisans et les Night Rockers dont il avait pris les rennes. Plus tard suivront les Chapmans, Kris Doogan, Buddy Brent, les Sparks, le Sylvester's Team.

 

La chaude ambiance à l'intérieur du Brasseur. On aperçoit Piero sur la droite.

 

PARTISANS et NIGHT ROCKERS

LES PIONNIERS DU ROCK BELGE

 

Albert Demortier avait également pris contact avec des clubs et des dancings en Allemagne. C'est ainsi qu'il y envoya ses deux orchestres fétiches : Les Night Rockers et les Partisans. Très vite, ceux-ci devinrent inséparables.

 

Les deux groupes les plus populaires de l'époque photographiés ensemble en 1965, lors d'une tournée en Allemagne. Deuxième rangée : Les Partisans : Stroff, Remy Bass, Friswa, Archie et Roger Moreau. Première rangée : Les Night Rockers : Robert, Freddy, Boone, Albert Demortier, Armand Massaux et Wawa. (photo collection Remy Bass).

 

LES PARTISANS AU BRASSEUR

 

Archie, Roger, Stroff, Friswa, Remy Bass-1966- ( collection Stroff)

 

Les Partisans : Stroff, Remy Bass ( collection Stroff)

 

Stroff et les Partisans au Brasseur -1965 ( Collection Archie)

 

STROFF AND THE THE JAY FIVE 

 

Stroff and The Jay Five
Stroff and The Jay Five

 Stroff : J'ai rejoins The J Five alors qu'ils accompagnaient Julien le patron du Golf du Loup alias James Curtis, le roi du Madison.   ( Collection photo : Stroff)

 

Stroff and The Jay Five

The Jay Five ( Collection photo : Stroff)

 

THE SYLVESTER'S TEAM

 

Rocking Center Le Brasseur

Sylvain Vanholme : Pour les nouveaux orchestres rock débutants, le Brasseur était un lieu important, je dirais même incontournable.

 

C'était l'endroit rêvé pour montrer ce qu'ils avaient dans le ventre et se forger une bonne réputation. Ceci dit, même les groupes plus professionnels ou qui avaient déjà sorti des 45 tours se devaient de passer régulièrement par le Brasseur. Ne fut ce que pour pas s'endormir sur ses lauriers et demeurer vigilant.

 

Les Night Rockers et les Partisans, pour ne citer qu'eux, étaient de redoutables concurrents. Il fallait assurer. Mais ce n'est pas tout. Albert Demortier invitait également des groupes Londoniens. Le fait de se mesurer aux Anglais nous excitait et nous poussait à redoubler d'efforts. On ne voulait ni être dépassé par eux, ni décevoir notre public.

 

Une autre raison qui rend pour moi l'établissement important c'est qu'il me permettait de tester mes dernières compositions. Je guettais les réactions du public pour voir s'il appréciait ou pas. Si la chanson ne passait pas la rampe, je décidais d'accélérer le tempo ou je changeais le refrain etc… Le Rocking Center était comme le Golf Drouot une sorte de tremplin.