CHRONIQUE 1960-1965

CHRONIQUE 1966-1972

 
 
 

CHRONIQUE 1966- 1972

 

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Culture Pop : Mersey Beat Années Hippies Flower Power - Psychedelisme

 

Show-Biz en Belgique dans les années 60

 

Les Kinks en Belgique 1966

 

The Who en Belgique 1967

 

Wolu-City 1967

 

Wolu-City 1968 - Les Moody Blues

 

Les Pink Floyd en Belgique Théâtre 140

 

Festival Jazz Bilzen 1968

 

Festival Jazz Bilzen 1969

 

Rac Pop Festival 1969

 

Festival Ile de Wight

août 1970

 

Discothèque Les Gémeaux

 

Ferme V. Story - 1965-1974

 

Dancing Le Grenier Antre du rock

 

Cheetah Club, temple du rock-

Adam's Recital-Crash-Mike Stuart Span-Les Pink Floyd

 

Festival de Chatelet 1966

 

Festival de Chatelet 1967

 

Festival de Chatelet 1968

 

Le parapluie des vedettes - Huy 1968

 

Models sixties

 

Jazz Bilzen 1969

JAZZ-BILZEN FESTIVAL 1969

22 - 23 - 24 AOÛT

 

CINQUIÈME ÉDITION

 

Le Festival de WOODSTOCK se déroula du 15 au 18 août 1969 et réunit plus de cinq cent mille jeunes. C'est dans cette ambiance extraordinaire de fête, de liberté et de musique relayée par toutes les télévisions du monde entier que se déroula, une semaine plus tard, le Festival de Jazz-Bilzen, qui s'offrit un plateau des plus prestigieux.

 

 

 

 

 

Reportage photo de : J.Jième

 

 

V E N D R E D I

22 A O Û T

 

Bilzen 1969

 

STEVE SHORTER AND TILLY SET - THE VIPERS - SHOCKING BLUE - EKSEPTION - YES - AYNSLEY DUNBAR RETALIATION - DEEP PURPLE - MARSHA HUNT AND WHITE TRASH - SOFT MACHINE - HUMBLE PIE

 

À l'origine, le festival de Jazz-Bilzen est la réponse flamande au festival de Comblain-la-tour qui voit défiler depuis des années des jazzmen de tous calibres Le festival limbourgeois, signe des temps, s'ouvre à la pop-music avec un coup de pouce du magazine Humo. le pendant de Moustique-Télé, un magazine des éditions Dupuis. Il est dirigé par Guy Mortier déjà bien connu en Flandre comme présentateur d'une émission pop à la B.R.T. La particularité du Festival de Bilzen, c'est qu'il se déroule sur plusieurs jours. (Piero Kenroll)

 

STEVE SHORTER BAND and the TILLY SET

 

http://www.youtube.com/watch?v=FcRNUAwO6ZM

 

AYNSLEY DUNBAR RETALIATION

 

Bilzen 1969

Aynsley Dunbar à la batterie - Bilzen 1969 - (photo J.Jième)

 

Après avoir joué dans des combos de jazz et de rock locaux à Liverpool, Dunbar tente sa chance à Londres et travaille avec Alexis Korner avant d'être recruté par John Mayall en remplacement du batteur Hughie Flint. Il participe ainsi à l'enregistrement de l'un des albums légendaires du British Blues : A Hard Road (1967) avec Peter Green et John McVie.

 

Mais Mayall ne le garde pas dans son équipe. Il rejoint alors le groupe monté par Jeff Beck avec Ronnie Wood et Rod Stewart. Mais le courant ne passe pas. Il décide alors de créer son propre band qu'il baptisera The Retaliation (la revanche) comme un clin d'śil à Mayall pour l'avoir viré des Bluesbreakers.

 

Le 23 septembre 1967, The Retaliation entre au studio CBS et grave pour le label Blue Horizon de Mike Vernon ses deux premiers titres : le fameux Warning, couplé avec Cobwebs, qui sera repris par Black Sabbath sur leur premier album, devenant ainsi au fil des ans une source inépuisable de revenus.

 

Aynsley Dunbar trace ensuite son chemin dans les circuits londoniens, rencontre Jimi Hendrix (dont il faillit devenir le batteur), Alvin Lee et Marc Bolan au Speakeasy. Le groupe change de label en signant chez Liberty et finit par enregistrer en 1968 son premier LP éponyme sous la direction du producteur de John Mayall et des Small Faces, Ian Samwell...

 

Ainsley Dunbar Bilzen 1969

Aynsley Dunbar Retaliation et le chanteur Victor Brox - Bilzen 1969 - (photo J.Jième)

 

Bilzen 1969

Aynsley Dunbar Retaliation - Bilzen 1969 (photo J.Jième)

 

DEEP PURPLE

 

Deep Purple Bilzen 69

Deep Purple : Ian Gillan - Roger Glover - Ritchie Blackmore - Bilzen 1969 - (photo J.Jième)

 

Deep Purple Bilzen 69

Deep Purple a été l'une des figures de proue du mouvement hard rock, à l'instar de Led Zeppelin et de Black Sabbath. Ces trois groupes passent pour être les véritables pères fondateurs du hard rock.

 

La constitution de Deep Purple remonte à 1968 à Hertford. Initialement appelée Roundabout, cette formation s'est rebaptisée en référence à la chanson de Nino Tempo, Deep Purple. Elle est alors constituée de Jon Lord (organiste), Ritchie Blackmore (ex guitariste des Three Musketeers), Rod Evans (chant), Nick Simper (basse) et Ian Paice (batterie).

 

En un an, les Deep Purple enregistrent pas moins de trois albums : Shades of Deep Purple, The Book of Taliesyn et l'éponyme Deep Purple. Le single Hush devient rapidement un gros succès aux États-Unis.

 

Malgré ce succès, le casting change en 1969 puisque Rod Evans est remplacé par Ian Gillan et Nick Simper par Roger Glover, respectivement chanteur et bassiste du groupe Episode Six.

 

Ian Gillan, chanteur des Deep Purple - Bilzen 1969 - (photo J.Jième)

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=fpu4FkvQp1Y



 

Bilzen 1969

Deep Purple - Ian Paice - Bilzen 1969 - (photo J.Jième)

SOFT MACHINE

 

Robert Wyatt Bilzen 69

Soft Machine naît en 1966 à l'initiative de Mike Ratledge (clavier), de l'australien Daevid Allen (guitare), de Kevin Ayers (basse et chant) et de Robert Wyatt (batterie et chant).

 

Groupe anglais emblématique du rock progressif des années soixante et septante, The Soft Machine a enregistré  trois magnifiques albums respectivement : The Soft Machine, Volume II et Third. Le groupe ne cessera jamais d'évoluer au fil de sa carrière passant d'un un rock inventif à un jazz-rock plus classique.


En janvier 1967, le groupe enregistre un single  Loves Make Sweet Music produit par le pape de l'underground américain Kim Fowley. Quant à Jimi Hendrix, il assure la guitare rythmique. Le quatuor partagera souvent la scène de ses concerts avec Pink Floyd.

 

Daevid Allen, après toute une série de spectacles de théâtre d'avant-garde sur la riviera française et des concerts aux Nuits Psychédéliques d'Eddie Barclay, se voit refuser son visa pour la Grande-Bretagne. Il restera en France pour fonder le Gong.

 

 

 

Robert Wyatt - Bilzen 69 ( photo J.Jième)

 

 

Soft Machine -Mike Ratledge, Robert Wyatt et Hugh Hopper - Bilzen 69 ( photo J.Jième)

 

http://www.youtube.com/watch?v=fjHtOxUgEns

 

Soft Machine continue en trio. Dans le courant 68, après une tournée américaine, c'est au tour de Kevin Ayers de s'en aller pour mener une carrière solo. Andy Summer (futur Police) s'associe aux deux rescapés, mais pas pour très longtemps. Enfin, le bassiste Hugh Hopper finit par être intégré au sein du groupe. Dès lors, les musiciens vont définitivement prendre la direction du jazz. En 69, à Bilzen, le groupe se présentera avec sa nouvelle formule.

 

 

Lire la suite de la bio : http://www.music-story.com/soft-machine/biographie

 

COMPTE RENDU DE PIERO KENROLL

 

Parmi les artistes de la journée, je suis séduit par le charme de Mariska, la chanteuse du groupe hollandais Shocking Blue, qui s'inspire allégrement du Jefferson Airplane. Shocking Blue a un hit international pour le moment . Venus que ça s'intitule.  A goddess on a mountain top , tralala boum , and she's got it baby, yeah she's got it ! Chouette. Il y a le solo de batterie d'Aynsley Dunbar .

Très impressionnant. Son  Mutiny déchaîne à ce point l'enthousiasme des spectateurs que ceux qui lui succédent sur scène reçoivent un accueil plutôt mitigé. Une partie des spectateurs trouvant le guitariste et le claviériste musicalement prétentieux.

 

Ils s'appellent Deep Purple. On se demande s'ils ont un avenir… Après un Soft Machine assez lourd à digérer (un seul morceau d'une heure) encore une jolie chanteuse qui promet : Marsha Hunt. Elle n'a pas de chance : un de ses accompagnateurs est malade. Steve Marriott et Peter Frampton d'Humble Pie ainsi qu'Aynsley Dunbar viennent à son secours. Mais crac ! Panne générale de courant. Des fusibles mouillés sans doute. Car il pleut. Toute la soirée. Le terrain qui entoure la scène devient un gigantesque bain de boue.

 

Bilzen 1969

Les festivaliers de Bilzen 69 sous la pluie

 

Malgré les chaises d'ailleurs en nombre insuffisant, les spectateurs sont crottés des pieds à la tête. La durée moyenne pour le passage d'un groupe vedette sur scène commence à s'allonger. Ça va jusqu'à trois quarts d'heure maintenant! Et comme il y a parfois des problèmes de matériel, il arrive qu'on poireaute jusqu'à vingt minutes entre les groupes. Résultat : Humble Pie, en tête d'affiche pour le vendredi se produit en fait le lendemain samedi… à trois heures du matin !

HUMBLE PIE

 

Humble Pie - Steve Marriott - Bilzen 1969 - (photo J.Jième)

http://www.youtube.com/watch?v=SSdSEaI8y4c

 

Lors de la décennie 1970,  aucun autre groupe au monde ne pouvait rivaliser avec  Humble Pie,  pourvoyeur de boogie rock dévastateur,  ni  Canned Heat,  plus bluesy et psychédélique,  ni  Status Quo,  plus linéaire et convenu.  Le talent des musiciens et son fondateur,  chanteur/showman d'exception Steve Marriott  (ex Small Faces) était une combinaison gagnante dès le départ. Mais,  privilégiant le marché américain,  Humble Pie,  disparut des tablettes une fois la mode passée,  laissant le souvenir d'une poignée de bons disques studio,  d'excellents  live   ( Performance - Rockin'  the Fillmore ) et de concerts ravageurs. Son groupe pop/mod  The Small Faces  alors en pleine déconfiture en 1969 après cinq ans de tubes,  Steve Marriott  le délaisse le 29 avril pour fonder une entité  plus solide,  avec un répertoire folk/rock voire country et des compositions bien tournées,  pour se tourner résolument ensuite vers un blues rock qui prendra sa véritable dimension sur scène.

 

Humble Pie Bilzen 69

A 3Hr du matin : Peter Frampton - Greg Ridley (basse) - Bilzen 1969 - (photo J.Jième)

 

Encouragé  par Andrew Loog Oldham,  fondateur du label Immediate qui avait débauché  les Small Faces de leur contrat avec Decca (et accessoirement manager des Rolling Stones),  ce cockney londonien,  lui-même guitariste et harmoniciste,  s'entoure de pointures : le jeune Peter Frampton,  alors sex-symbol pop,  à  la guitare (ex-Herd),  l'excellent bassiste Greg Ridley qu'il débauche du groupe Spooky Tooth et qui sera le pilier de son groupe,  et un jeune batteur de dix sept ans qui le suivra toute sa carrière, Jerry Shirley.

 

Bilzen 1969 Humble Pie

Dans la nuit du vendredi au samedi : Humble Pie - Bilzen 1969 - (photo J.Jième)

 

Humble Pie répète inlassablement durant trois mois dans la demeure de son meneur dans l'Essex, et frappe fort dès son premier 45 tours  Natural Born Boogie  au titre prémonitoire,  n°4 en Grande Bretagne en septembre 1969 et qui sera son seul hit outre Manche.  Produit par Andy Johns  puis son frère Glyn,  le groupe publie trois albums en l'espace de deux ans.

 

http://www.music-story.com/humble-pie/biographie

 

S A M E D I

23 A O Û T

 

Bilzen 1969

 

CARRIAGE COMPANY - LIVING BLUES - GROUP 1830 - BLUES DIMENSION - ROLAND AND BLUES WORKSHOP - BLOSSOM TOES - EIRE APPARENT - TASTE - BONZO DOG BAND - BRIAN AUGER AND TRINITY - THE MOODY BLUES
 

Heureusement le samedi le ciel est plus clément : il ne pleut qu'une ou deux fois, mais la boue est partout. Marrant de voir une dizaine de jolies hôtesses, qui font la publicité d'une marque d'essence, en mini-jupes multicolores se détacher (tache est le mot) dans cette masse humaine brune ! Mais, misère, qu'est ce qu'il fait froid pour un mois d'août ! Ni les Belges du Carriage Company, ni les Hollandais Blues Dimension et Group 1850 n'arrivent à réchauffer l'atmosphère. ( Piero Kenroll)

 

CARRIAGE COMPANY

 

Carriage Company Bilzen 69

The Carriage Company - Angelo Antioco,Wawa,Jan D'Haese, Phil Greenslade - Bilzen 1969 ( photo J.Jième)

 

BLOSSOM TOES

 

Blossom Toes 1969

Blossom Toes - Bilzen 69 (photo J.Jième)

 

Parmi les groupes rock anglais de la fin des années 60, Blossom Toes a suscité de grands espoirs au point de séduire Georgio Gomelsky (producteur, manager notamment des Rolling Stones). Ce dernier produit leur premier album : We are ever so clean qui est l'exemple type de la quintessence psychédélique anglaise de l'époque. Le magazine britannique Melody Maker n'hésite d'ailleurs pas à le qualifier de Giorgio Gomelsky's Lonely Hearts Club Band .

 

Si l'album ne reçut pas l'accueil triomphal qu'il méritait, What On Earth, Look At Me, I'm You sont désormais considérés comme des titres cultes. Ils font aujourd'hui partie des cent plus grands albums psychédéliques des sixties.

 

Par la suite avec If Only for a moment, le groupe emprunete une voie nettement plus rock, grâce notamment au duo guitare de Godding et de Cregan et à une magnifique synchronisation vocale. Lorsque Westlake quitte le groupe, il est remplacé par John "Poli" Palmer et ensuite par Barry Reeves. Dissous en 1970, Jim Cregan, formera Stud avec Jim Wilson et Charlie McCracken, avant de rejoindre Family, puis Cockney Rebel et… Rod Stewart.

 

Blossom Toes 1969

L'exploit revient aux Blossom Toes. Ils enflamment les quelques quinze mille spectateurs, réussissant à créer un dialogue avec le public : « In Vietnam, in the Middle-East, in Biafra, in Ireland (je vous fais la suite en français) ça a lieu en ce moment ! Vous êtes-vous déjà rendu compte que demain ça pourrait avoir lieu ici ? Que vous pourriez être amenés à tuer des gens ?… Jamais plus de guerre ! Refusez de faire votre service militaire ! »

 

La foule hurle son approbation. Bilzen '69 appartient aux Blossom Toes. Je suis persuadé que j'assiste à l'avènement d'un groupe énorme.

 

Bon, ben…Comme guitariste de Family, Steve Harley et Rod Stewart, Jim Cregan a tout de même fait une belle carrière non ? (Piero Kenroll)

 

 

 

 

Jim Cregan à la guitare et Kevin Westlake à la batterie -Bilzen 1969 (photo J.Jième)

 

 

Blossom Toes Bilzen 1969

Brian Godding à la guitare et Brian Belshaw à la basse - Bilzen 1969 (photo J.Jième)

 

TASTE

 

Taste Bilzen 1969

The Taste joue sur le matériel prêté par Blossom Toes - Rory Gallagher (photo J.Jième)

 

Après avoir joué dans plusieurs groupes dont le Fontana Showband , les choses sérieuses commencent pour lui en 1967 quand il fonde la première mouture de Taste avec deux jeunes de Cork, Norman Damery à la batterie et Eric Kittringhan à la basse. Cette formule du power trio dont il est l'un des premiers expérimentateurs, sera sa marque de fabrique. C'est au travers de ce minimalisme qu'il donnera le meilleur de lui-même.

Taste s'impose rapidement comme un groupe de blues particulièrement efficace. Rory, avec sa Strato, chante aussi, d'une voix pleine et émouvante, sur scène comme sur le vinyle. Il y a toujours un ou plusieurs morceaux acoustiques qu'il joue sur une Martin ou sur un Dobro avec résonateur métallique, ce qui convient à merveille au blues poisseux de Delta, celui de Son House. Rory maîtrise à la perfection la technique du slide, avec le bottleneck qui produit des notes longues et plaintives.

Taste connaîtra plusieurs moutures avant d'éclater définitivement dans les seventies et d'être remplacé par le Rory Gallagher Band. Une de ces moutures atteste de la grande ouverture d'esprit de Rory. En effet, le natif catholique de Cork joue avec deux compères, non seulement protestants de Belfast, mais en plus militants orangistes! (extrait de l'ouvrage de Jean-Noël Coghe/ Rory Gallagher - Rock'n'Road Blues - Castor Astral.

 

Gallagher Taste 1969

The Taste - Rory Gallagher (photo J.Jième)

 

http://www.youtube.com/watch?v=QCAk-_msc3E

 

 

Il s'en faut de peu que le Taste , mené par un dynamique guitariste du nom de Rory Gallagher,

ait le même succès avec son blues-rock énergique. (Piero Kenroll)

 

EIRE APPARENT

 

Eiere Apparent Bilzen 69

Eire Apparent - Bilzen 1969 - ( Photo J.Jième)

 

En 1967, le guitariste irlandais Henry McCullough s'entoure de Christopher Stewart à la basse et de Davy Lutton, à la batterie et Ernest Harold Graham au chant pour former un groupe psychédélique baptisé The People. Dans l'année, le groupe débarque à Londres où il est remarqué par Chas Chandler (ex-Animals), devenu impresario et producteur. Ils signent chez Track Records. A cette occasion, les musiciens décident de changer leur nom en Eire Apparent.

 

Après l'enregistrement de leur premier single, Chandler les envoie en tournée avec en tête d'affiche Jimi Hendrix, Soft Machine et The Animals. En 1968, au Canada, McCullough est refoulé à la frontière. Son visa n'est plus en ordre. Le voilà obligé de rejoindre son Irlande natale. Pour lui c'est fini, car il est aussitôt remplacé par Mick Cox pour poursuivre la tournée.

 

Eire Apparent réalise l'album Sunrise in 1969 avec Jimi Hendrix comme producteur. Hendrix n'en est pas à son coup d'essai puisqu'il a déjà produit auparavant The street giveth and the street taketh away avec Cat Mother and the all night newsboys.

 

Avec Sunrise, Jimi Hendrix a tenté de concilier rock, pop et musique psychédélique. Plusieurs sources évoquent l'existence d'un second album, qui aurait été produit par Robert Wyatt. Mais on n'en a aucune trace. Le groupe se séparera en mai 1970.

 

Eiere Apparent Bilzen 69

Eire Apparent - Bilzen 1969 - ( Photo J.Jième)

Mais Eire Apparent refroidit hélas un peu l'ambiance. Brian Auger et le Bonzo Dog Band la réchauffent

à peine. (Piero Kenroll)

 

BONZO DOG DOO-DAH BAND

 

Bonzo Dog Bilzen 1969

Vivian Stanshall et le Bonzo Dog Doo-Dah Band - Bilzen 1969 (photo J.Jième)

 

Les Bonzos démarrent dans le style jazz pour ensuite tâter du rock. Sur scène, on assiste à un véritable

spectacle de vaudeville, puisque les musiciens n'hésitent pas à jouer la comédie et même à faire les clowns.

 

Bonzo Dog Bilzen1969

En 1967, leur popularité amena Paul McCartney à leur proposer de participer au tournage

de Magical Mystery Tour avec Death Cab For Cutie.

 

Bonzo Dog Bilzen1969

http://www.youtube.com/watch?v=A6VCtIXwVV4

 

http://halsprogressiverockblog.blogspot.com/search/label/Bonzo%20Dog%20Doo%20Dah%20Band

BRIAN AUGER AND TRINITY

 

Brian Auger Bilzen 1969

Brian Auger (photo J.Jieme)

 

Brian Auger Bilzen 69

Brian Auger (photo J.Jieme)

 

Brian Auger, un habitué des festivals en Belgique. L'an passé, il était sur la scène de Wolu-City à Bruxelles

avec Julie Driscoll. Il est passé également au Théâtre 140. Cette fois, à Bilzen il est accompagné

par son groupe, Trinity constitué de Clive Thacker, Dave Ambrose et Gary Boyle.

 

 

 

THE MOODY BLUES

 

Moody Blues Belgium

The Moody Blues (photo J.Jieme)

 

Lorsque les magnifiques Moody Blues clôturent la journée à une heure du matin, presque tout le monde est congelé et les spectateurs qui ont pu rester en sont réduits à claquer des dents sur le rythme de la musique. N'empêche : comme cette météo infâme n'a pas arrêté la foule, le succès du festival est certain. La musique a le vent en pop. Ça n'arrange pas tout le monde. Dès le lendemain de nombreux quotidiens flamands y vont de gros titres sur le « scandale de Bilzen »  : on aurait vu des jeunes fumer du LSD et un couple faire l'amour dans une prairie avoisinante ! Les organisateurs et Humo devront organiser une conférence de presse pour dédramatiser et préciser, entre autres, que le LSD, ça ne se fume pas ! ( Piero Kenroll)

 

Ray Thomas Bilzen 69

Moody Blues / Ray Thomas - Bilzen 69 ( photo J.Jieme)

 

Bilzen 69 il pleuvait en aout

 

Mike Pinder Bilzen Belgium

Moody Blues / Mike Pinder - Bilzen 69 ( photo J.Jieme)

 

Moody Blues 1969

Moody Blues / Ray Thomas, Justin Hayward, John Lodge - Bilzen 69 ( photo J.Jieme)

 

Moody Blues / Ray Thomas et Mike Pinder - Bilzen 69 ( photo J.Jieme)

 

http://www.youtube.com/watch?v=HCFnJkru7zw

 

 

Dossier réalisé par J.Jième - critiques musicales de Piero Kenroll - vérifications : Erik Machielsen (12 juillet 2009)

- Textes et photos sous copyright sauf autorisation -