LA PASSION DU CINÉMA
par Jean Jième, réalisateur du film expérimental 16 mm
LE MAUVAIS ÂGE
1964 - 1966

Bernard Ker en plein délire dans une rue d'Helmet
aujourd'hui disparue - 1965
J'ai reçu ma première caméra 8mm à l'âge de seize ans. A l'époque chaque bobine de pellicule disposait d'un autonomie de cinq minutes, soit de quinze mètres de pellicule. Après avoir impressionné une moitié du film, il fallait ouvrir le boitier de la caméra pour retourner la bobine qui était en fait du 16mm. On pouvait alors impressionner l'autre moitié du film. Dès mes premiers essais, j'ai tourné des dizaines de petites séquences avec des personnages. Le plus souvent des scènes de poursuites.

Jean Jième avec sa caméra Pathé-Webeau 16mm - 1964 |
En 1963, je me suis inscrit dans une école de cinéma, qui venait d'ouvrir ses portes. J'y suis resté un an. Je me lancé dans la foulée dans l'écriture d'un scénario de long métrage : Le Mauvais Age destiné à être filmé en noir et blanc et en 16mm. Question d'apprendre le cinéma sur le tas plutôt que dans une école. J'ai réuni un peu d'argent, pas mal de bonne volonté et surtout beaucoup de folie.
Je suis passé du 8 au 16mm en achetant une Pathé-Webeau. Fort de mon nouvel outil, je me suis lancé à corps perdu dans une aventure qui m'a pris près de trois ans. En février 1966, je rentre sous les drapeaux. Le tournage s'interrompt durant plusieurs mois. Au gré de certains week-ends ou de jours de congé, j'essaye d'avancer dans la poursuite des prises de vues. L'essentiel pour moi : ne pas perdre le moral de mes fidèles troupes. |
Mais le tournage du Mauvais Age c'est aussi et surtout une aventure unique avec à la base la réunion d'une triple énergie : celle de trois copains inséparables, Jean-Claude Vandecauter, Bernard Dieu dit Ker et Jean Jième (surnom) qui se sont associés pour réaliser cette saga de longue haleine.
Tourné dans de nombreux quartiers de Bruxelles, dans les dancings Le Grenier, aux Cousins, au Pop and Soul et à La Barque à Jack à Knokke, avec le soutien de dizaines de copains et de copines, de figurants et de figurantes rencontrés parfois par hasard, le Mauvais Age a pu compter également sur le concours de plusieurs comédiens professionnels, tels que Jaques Drouot, Monique Audier, Michel Doriac... et sur la participation de techniciens élèves à l'Insas tels que René Fruchter, Jean-Jacques Mathy et des cinéastes Jean-Marie Buchet et Claude Ache.
Sans oublier Charles-Henri Bernard (scénariste et dialoguiste) de son vrai nom Bernard Tilmans et Gérard Vercruysse (monteur).
Comme je dispose encore de nombreuses photos de cette époque, je compte les mettre régulièrement à disposition sur ce site à titre d'album-photos souvenirs. Ce qui me permettra de remercier tous ceux et toutes celles qui m'ont soutenu dans cette aventure.
Jamais totalement achevé ni définitivement monté, puis remonté, démonté au gré des trente dernières années, l'expérience demeure, au final, passionnante et enrichissante.
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Jième, Jean-Claude et Bernard, trois gars bohèmes et
délurés et qui traversent les années 60. |

Jean-Claude traverse la ville en courant. Ici Place Rogier sans sa pyramide. 1965 |
Le Mauvais Age n'a jamais été construit selon un scénario de type classique. Mais plutôt sous la forme de sketches ou de séquences indépendantes les unes des autres. L'histoire s'écrivait au gré des semaines, en fonction du temps, des lieux, de la disponibilités des acteurs et des techniciens qui acceptaient de participer à l'aventure. Les dialogues s'écrivaient le plus souvent la veille du tournage. L'improvisation régnait en maître.Au niveau technique, l'équipe ne disposait que d'une caméra 16mm, d'un trépied, de quelques spots d'une puissance maximale de cinq mille watts, d'une chaise roulante pour les travellings, d'un clap et de quelques boites de cent-vingt mètres de pellicule Ferrania qu'il fallait subdiviser en quatre bobines de trente mètres. En effet le magasin de la Pathé-Webeau n'avait pas été conçu pour une capacité supérieure. |

Cabriole et course poursuite - Place Rogier- 1965
Lors du tournage, on découvre un char de l'armée sur la Place Rogier. Je demande à Bernard Ker d'improviser
et de grimper sur le tank en ameutant les badauds. En arrière-plan, les anciens Grands Magasins de l'Innovation.
UN FILM TOURNÉ À LA MANIÈRE DE
LA NOUVELLE VAGUE FRANCAISE
Lorsque les premiers films français issus de la Nouvelle Vague sont apparus sur les écrans Bruxellois, j'ai couru pour aller les voir, les uns après les autres. Qu'ils soient bons, mauvais, décevants ou pas terribles. Ce qui comptait le plus pour l'amoureux fou des salles obscures que j'étais, c'était la découverte d'un cinéma de liberté, de contestation, de je-m'en-foutisme. Le ton, le style, le langage, les acteurs étaient nouveaux. Le cinéma parlait d'amour libre, de sexualité, de liberté des corps. Appel d'air aussi rafraîchissant qu'excitant que les vingt ans de l'époque réclamaient à cor et à cri.
Les films tournés sous le label Nouvelle vague ne coûtaient pas très chers à la réalisation. Claude Chabrol, futur Grand Pape du mouvement, était parvenu à se faire un nom en réalisant le Beau Serge grâce à la provenance d'un héritage familial. |
Dès sa sortie, le film avait tout de suite été rentable. Jean-Luc Godard, également, avec A bout de souffle, avait bluffé toute la profession en réalisant un film dont la plupart des séquences étaient quasiment improvisées.
Tourné en noir et blanc, en pleine rue ou dans des intérieurs déjà existants, Raoul Coutard, chef opérateur, travaillait caméra à l'épaule avec des pellicules sensibles, ce qui donnait un gros grain à l'image.
Les prises de son s'effectuaient avec le concours d'un perchman qui rivalisait d'ingéniosité pour que le micro n'apparaisse jamais dans le champ. Les micros cravates n'existaient pas encore et lorsque deux acteurs parlaient à dix mètres de la caméra il fallait bien capter leurs dialogues.
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Finies les fausses nuits américaines réalisées en plein jour avec un filtre devant l'objectif de la caméra. Désormais on tournait la nuit, sans arcs,ni gros moyens seulement avec quelques projecteurs portables.
Le cinéma de la nouvelle génération allégeait ses contingences techniques. Et puis, selon le hasard, l'opportunité ou la météo, des scènes étaient tournées alors qu'elles ne figuraient pas dans le script. Sur les Champs-Elysées à Paris, Belmondo, sort d'un taxi et s'élance derrière une jeune fille qui traverse tranquillement la rue. Il déboule sur elle et lui soulève les jupes. Dans une autre scène d'A bout de souffle, Bébel démarrait une discussion à la terrasse d'un bistrot pour la finir dans une chambre d'hôtel. On n'avait jamais vu ça dans aucun film. Grâce au montage, Godard a bel et bien rénové le langage du cinéma. On lui doit sa liberté d'expression actuelle.
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A bout de souffle - Jean-Luc Godard - 1960 (Photo fnac) |
MADE IN ENGLAND : RICHARD LESTER
Richard Lester, réalisateur britannique peu connu à l'époque, m'a également terriblement impressionné. Il venait de tourner Hard day's night avec les Beatles. Je n'avais encore jamais vu de film aussi déjanté, dans lequel les acteurs couraient autant. Le scénario était plutôt mince. Seuls comptaient les gags et les situations burlesques. Le montage était effréné : plans courts, décadrés, travellings époustouflants, raccords inexistants ou non conventionnels.

Hard day's night (Richard Lester - 1964) avec les Beatles |

The Knack (1965). Second film de Richard Lester tourné dans la même veine que Hard day's night, caméra à l'épaule, dans les quartiers de Londres. |
Lorsque The Knack or how to get it, est sorti sur les écrans, j'ai eu la révélation. J'ai décidé de réaliser un moyen métrage de fiction à la fois drôle, sans prétention et le plus farfelu possible. Un sujet dans lequel les personnages ne prendraient pas la vie au sérieux. Je me suis mis à écrire la trame générale du scénario aidé par mon ami Bernard Tilmans, rencontré à l'Insas.
Ensemble, on s'est mis à gamberger, à inventer des situations en décalage complet avec la réalité. Comme on avait sans cesse de nouvelles idées, on a beaucoup tourné. Et le temps a passé. Et sans m'en rendre compte, je me suis retrouvé avec assez de pellicule que pour en faire un long métrage.
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The Knack - la photo est surexposée à outrance créant une atmosphère d'irréalité. |
LE SYNOPSIS DU MAUVAIS AGE

Jean-Claude Vandecauter, Jean Jième et Bernard Ker
1965. Trois bons copains vivent dans la plus complète désinvolture. Jean-Claude, beau garçon, est un coureur de jupon invétéré, malgré une petite amie qui le serre de près. Bernard, d'apparence sérieuse, pince sans rire et "érudit", se passionne pour les campagnes de Napoléon. Quant à Jean-Marc, il n'a qu'une seule idée en tête : réaliser un film.
Ils ont pourtant un projet commun : celui de partir en vacances sur la côte d'Azur. Mais ils n'ont ni argent, ni la voiture qui convient. Ils vont donc s'employer à trouver l'un et l'autre par des moyens peu orthodoxes.

Jean-Claude et Dany, une conquête de plus.
Jean-Claude passe par une sale période. Il essaie non sans mal de se dégager des bras de Nadine, sa petite amie du moment, qui, à son goût, le colle d'un peu trop près. Il a tant d'autres chats à fouetter. |

Nadine - Monique Audier |
Jean-Marc de son côté poursuit en solitaire son fameux projet de film. Les trois compères se retrouvent donc avec deux objectifs bien différents sur les bras : trouver des sous pour les vacances et des sous pour financer la pellicule. De la manière avec laquelle ils vont s'y prendre, on réalise très vite qu'ils n'aboutiront ni à l'un ni à l'autre.
Jean-Marc toutefois fait appel à Jacques. Ce dernier se prétend scénariste. Ensemble, ils tentent d'élaborer la trame d'un sujet qui pourrait servir de base à un film. Mais, écrire un scénario n'est pas donné à tout le monde. Les deux compères se retrouvent tour à tour plongés dans des parodies de western, de James Bond, de film noir... sans arriver à se décider.
Tandis que les situations plus burlesques les unes que les autres se succèdent de manière ininterrompue, la réalité reprend ses droits. En effet, Nadine cherche désespérément à contacter "son" Jean-Claude, désormais injoignable. |

Jacques - Jacques Drouot
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Nadine (Monique Audier) dans le clocher de l'église en pleine nuit. Qu'une église soit ouverte la nuit et que les cloches se mettent à sonner à toute volée à deux heures du matin confirme la part d'onirisme. Le scénario de Jacques et de Jean-Marc devient-il la réalité ? Ou n'est ce qu'un rêve ? |
Elle alerte Bernard, puis Jean-Marc et les supplie pour qu'ils le préviennent de l'appeler d'urgence. Prévenu par ses copains, ce dernier devine qu'il la mise enceinte. C'est le sauve qui peut.
Finalement, Jacques et Jean-Marc bouclent leur scénario. Sans penser le moins du monde à Nadine et à ses problèmes, ils inventent l'histoire d'une jeune fille enceinte, délaissée par son compagnon et totalement déboussolée. Ils l'imaginent, en pleine nuit, surprenant son boy-friend dans une bagnole en joyeuse compagnie.
Elle crie, pleure et s'encourt. Celui-ci se lance aussitôt à sa poursuite. Face à elle, une église : le refuge. Elle veut échapper à celui qui la trahie. Elle monte jusque dans la tour. Et comme dans un film d'Hitchcock, elle accède au clocher. Il est deux heures du matin. Les cloches se mettent à carillonner. Assourdie, quasiment rattrapée par le garçon, elle trébuche, perd pied. C'est la chute mortelle. |
LES GOLDEN SIXTIES FURENT ÉGALEMENT MARQUÉES PAR
PAS MAL DE LAXISME ET DE DÉRISION …
À cette époque, on croyait qu'on pouvait tout se permettre. On croyait qu'on allait changer la société et pourquoi pas le monde ? Que l'on vivrait désormais dans l'abondance et que l'amour remplacerait les guerres. A cette époque, les jeunes épris de liberté, envoyaient valdinguer les traditions, les grands principes et les bonnes vieilles règles édictées par les parents, les éducateurs et les religieux. Grandes étaient leurs motivations d'échapper aux contraintes et aux responsabilités. Draguer et faire l'amour, oui ! Mais en assumer les conséquences, c'était autre chose
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Le manque de prise en compte des réalités illustre bien le propos du Mauvais Age. Rigoler, ne pas s'en faire, jouir de la vie, au jour le jour, sans contrainte … On verra bien demain ! On l'aura compris : l'intrigue du Mauvais Age est insaisissable.
Car il n'y en a pas ! Le canevas du film est conçu sur le principe des poupées russes. Il y a non pas une trame mais plusieurs. Celles-ci se chevauchent, se superposent, s'entremêlent les unes dans les autres. |
 Photo de tournage devant le Palais de justice.
Ainsi l'aventure amoureuse entre Nadine de Jean-Claude est bien réelle et même montrée jusqu'à son issue fatale. Mais est-ce la réalité ? Ou une invention de Jacques et de Jean-Marc qui ont enfin trouvé la fin de leur film ?
Et toutes ces séquences burlesques que Jean-Marc et Jacques inventent et qu'ils interprètent eux-mêmes ! Pour finir par se rendre compte qu'elles ne mènent nulle part !
Que leur inspiration laisse à désirer, qu'ils se cherchent, qu'ils ignorent qui ils sont ni ce dont ils sont véritablement capables ?
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Il ne faut pas chercher de morale dans le Mauvais Age qui, comme le titre le laisse pressentir, évoque une période difficile, marquée par l'anxiété : celle d'accéder à l'âge adulte.
Si les trois protagonistes paraissent bien plus attirés par l'insouciance de la vie que par les réalités familiales, les études ou le fait de chercher du travail, c'est parce qu'ils espèrent prolonger leur adolescence au-delà des limites.
Le milieu des années 60 annonce de grands changements dans la manière d'entrevoir le plaisir et le bonheur. C'est une nouvelle vision de la société et une nouvelle façon d'envisager l'avenir qui se dessine. Mai 1968 va se charger de lancer le pavé dans la mare.
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CASTING DU FILM
RÔLES PRINCIPAUX
Jean-Claude Vandecauter (alias Jean-Claude Philippe)
Bernard Dieu (alias Bernard Ker)
Jacques Drouot
Jean Jième
Monique Audier
PETITS RÔLES
Cathy Dandoy
Nicole Lemmens
Dany Weck
Nicole Knapen
Jeanine Moeremans
Pascale Maude
Martine Morissens
Danièle Dubois
Christie Dermine
Viviane de Formanoir
Marc Audier
Michel Doriac
Francis Georges
Robert Gutmer Pierre Olivier
Tory Eloy
Jean-Claude Petit
Gisèle Jeanmart
Francine Lavender
Arlette Schlosser
Cécile Smodli
Mady Smodli
Michèle Laga
Jacques Devrees
Paul Deneumoustier
Jean-Jacques Rolland
Michel Zody
ÉQUIPE TECHNIQUE
Image - scènes d'action :
Image : Jean-Jacques Mathy - René Fruchter, Michel Roland,
Claude Ache (pour les scènes d'action)
Lumières : Jean-Pierre Timmermans
Assistants : Michel Lizin - Daniel Devalck
Prémontage : Jean-Marie Buchet
Musique : Les Ombres " The Angry Age".
Scénario et dialogues : Bernard Tilmans (alias Charles-Henri Bernard)
Réalisation : Jean Jième
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Tournage en extérieurs à Bruxelles
En intérieur : Dancing Le Grenier, La Récréation, le Pop and Soul,
Le Touquet, La Barqu'à Jack
Film en N/B - format 16mm
Tourné sur caméra Pathé-Webeau
Pellicule Kodak
Laboratoires Martin
Durée : 80 minutes
LE MAUVAIS ÂGE : QU'EST-IL DEVENU ?
Le scénario du Mauvais Age fut élaboré et terminé au début 65. Une demi-douzaine de séquences furent réalisées à titre d'essai pour tester l'équipe technique, les acteurs et le ... réalisateur. Le véritable tournage du film démarra en juin et se poursuivit jusqu'à la fin 66. Certaines scènes ne furent jamais tournées et remises à plus tard. Manque d'argent, manque de temps, indisponibilité de certains acteurs. Entretemps eut lieu la phase du montage qui prit un an.
Beaucoup de plans et de séquences avaient été tournés dans l'improvisation. Il était difficile de les raccorder pour donner une cohésion à l'ensemble. Et puis il restait la postsynchronisation à faire, l'adaptation des bruits et de la musique. |
En 68, on s'est tous mis à penser à autre chose. Et puis il fallait bien vivre. Je me suis tourné vers le management. J'ai rencontré les Shakespeares. Et ma vie a basculé dans le show-business.
Avais-je vu trop grand ? Ais-je été dépassé par l'ampleur de l'entreprise. Probablement. Même certainement ! Ceci dit j'ai toujours espéré que je trouverais le temps et l'argent pour terminer ce sacré film. J'ai adoré cette période unique de ma vie. En 1978, mon amour du cinéma, qui ne s'est jamais démenti, m'a permis d'imaginer un cours de jeu face caméra. J'ai alors ouvert le premier studio d'acteurs en Belgique que j'ai baptisé le Studio d'Acteurs Parallax.
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 Jacques Drouot, place Royale- anciens magasins Old England- Taxis jaunes.
Les bobines de pellicule du Mauvais Age furent entreposées dans des boites en fer, elles-mêmes reléguées dans un coffre. C'est ainsi qu'elles parvinrent à échapper à leur perte ou à leur destruction malgré une période de près de 50 ans et une longue série de déménagements.
Récemment, un de mes amis musiciens a eu l'occasion de visionner certains extraits. Il m'a dit qu'il aimait bien, qu'il trouvait que ce qu'il avait vu, lui faisait penser à un film d'art et d'essai. Unique en son genre !
Comme je dispose de nombreuses photos d'archives de ce film, je compte les placer régulièrement sur ce site en explicitant les diverses séquences. |
C'est la meilleure façon pour moi de ranimer de bons souvenirs à ceux et à celles qui, un jour par hasard, tomberont sur ce site et se reconnaîtront alors qu'ils ou elles avaient à peine dix-huit ou vingt ans ! Merci à toutes ces personnes merveilleuses, acteurs, figurants, techniciens qui m'ont accompagné dans cette aventure, sans jamais compter leur temps.
Que tous ceux ou celles qui ont fait partie de l'aventure n'hésitent pas à reprendre contact avec moi.
jieme@memoire60-70.be
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Extrait du Mauvais âge : la piscine privée
The angry age (musique des Ombres)
... suite Tournage séquence Party
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