CHRONIQUE 1966-1972

CINEMA - COUP DE COEUR

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CENTURY

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ROCK

 
 

CINÉMA - COUPS DE COEUR

 

ANCIENNES SALLES DE CINÉMA

DE BRUXELLES

 

cinema Bruxelles Cameo 60

© Photos: nougiat

Caméo et Pathé Palace .

Vers huit ans déjà, j'étais fasciné par la magie du rideau qui s'entrouvre, des lumières qui s'éteignent peu à peu, de la musique qui démarre sur les premières images du film. J'ai écumé tous les cinémas de la ville de Bruxelles et de ses dix-sept communes. J'ai vu jusqu'à quatre à cinq films par semaine, parfois deux par jour. Quasi toujours derrière le dos de mes parents. Je garde une profonde nostalgie de ces vieilles salles à jamais disparues et converties aujourd'hui en garage, en magasins de meubles ou encore en supermarchés.

 

Comme Eddy Mitchell, j'ai souvent été de ceux qui ont assisté à leurs dernières séances : Victory, Variétés, Plaza, Etoile, Astor, Caméo, Colisée, Scala, Marivaux, Cinéac, Century, Savoy, Mirano, Nova, Metropole, Marignan, Pathé Marivaux, Pathé Palace, et tant d'autres.


De nos jours, alors que mes  enfants, devenus grands, ne connaissent Vadim, Jean-Luc Godard, Françoise Truffaut, Chabrol ou Hitchock que de nom et que mes petits enfants répugnent à regarder un film en noir et blanc, je me prends à soupirer et à me dire que j'ai eu beaucoup plus de chance qu'eux.

 

Comment leur faire comprendre aujourd'hui mon délicieux sentiment d'excitation, lorsqu'assis dans la salle de cinéma, j'attendais le lever du rideau pour enfin voir ces films aux titres évocateurs ou provocateurs ? A bout de souffle ,  L'eau à la bouche , les  Tricheurs ,  Et Dieu créa la femme , Les quatre cent coups, Terrain vague, Jules et Jim ,  Les Cousins  ?

 

Comment leur faire partager mon émoi, lorsque le coeur haletant, je découvrais sur la toile blanche le réveil d'une jeunesse  nouvelle vague  ? Que j'assistais en direct à la fin d'une époque, qui jusque là, avait été plutôt terne pour l'adolescent que j'étais ? Que la sexualité et l'évolution des mœurs permettaient enfin d'apercevoir un sein ou une courbe amène ?

 

UNE ÉPOQUE À JAMAIS RÉVOLUE ?

Aujourd'hui, les enfants du nouveau siècle, non seulement ne connaissent pas l' A bout de souffle  de Godard mais ne retiennent que la performance médiocre de Richard Gere dans son remake américain. Pire, lorsque je me hasarde à leur proposer la version originale, ils prennent une mine à la fois déconfite et amusée en me regardant sans doute comme un vieux ringard.

Alors ou je me dis qu'il n'y a plus rien à faire et que la jeune génération ne s'intéressera jamais plus qu'aux films qui datent de moins de dix ou quinze ans. Que leur Godard et Truffaut à eux se nomment désormais Spielberg ou Lucas ? Ou alors je garde un léger espoir qu'un jour elle ira voir les « vieux films des années 60 » comme nous allions au Musée du Cinéma pour découvrir Méliès, Griffith, Abel Gance ou Eisenstein.

Il est vrai que pour ceux qui ont quatorze ans aujourd'hui  l'Histoire du Cinéma compte maintenant plus de cent années; alors que lorsque j'avais leur âge, le cinéma n'était vieux que de soixante ans.

 

 

Sites qui s'intéressent à l'histoire des ancienne salles de cinéma de Bruxelles : 7artla.googlepages.com Pour les plus belles salles de cinéma de France, visitez : http://www.salles-cinema.com

 

 

Faut-il déplorer le fait que nos gosses soient aujourd'hui complètement blasés ? Qu'ils ne trouveront jamais plus le même plaisir que nous à descendre en ville ou à entrer dans un cinéma de quartier, à vivre ces instants magiques qui consistaient à visionner des films parmi des centaines de titres inconnus ?

 

Le choix des films proposés au public des années 60 était infiniment plus vaste qu'à l'heure actuelle tout comme le nombre de salles de cinéma. Il y avait de la concurrence et de l'émulation parmi les responsables de salles obscures. Et puis, les films américains n'avaient pas encore pris le monopole sur la France, la Belgique et le monde. Le succès des films français n'avait rien à leur envier.

 

CINÉMA ACTUEL EN PERTE DE REPÈRES ?

 

Hélas, le cinéma est devenu un produit de consommation comme un autre, qu'on jette ou qu'on oublie aussitôt après ingestion. Aujourd'hui, un ado se rend dans un vidéoclub, choisit un, deux ou trois DVD parmi les dernières nouveautés et s'en va tranquillement chez lui le visionner sur son PC.

 

Je ne parle même pas de ceux qui, sans état d'âme, s'en vont sur internet pirater à tour de bras et tous azimuts. Comment ceux-là pourraient-ils encore ressentir le moindre respect pour les artistes et les réalisateurs de cinéma qui ont pourtant tout inventé ?

 

La culture se perd, l'orthographe se perd, le beau langage se perd, le cinéma aussi.

A ceux et à celles qui ont vingt ans aujourd'hui, je leur souhaite, du fond du cœur d'effectuer des recherches pour chercher à débusquer ces films cultes, ces films coups de cœur qui ont changé la physionomie de la société de cette seconde moitié du XX° siècle. J'espère modestement contribuer à susciter chez eux la curiosité de chercher à savoir ce qu'il peut bien y avoir de "remarquable" dans ces "vieux films" en noir et blanc.

 

 

COLLECTION ROBERT MAWET - PHOTO D'ANCIENNES SALLES DE CINEMA DE BRUXELLES
 
Les Variétés : Un des derniers cinémas de quartier en activité à Waremme

 

 

Cinémas de Bruxelles

CINÉMAS DE BRUXELLES - PORTRAITS ET DESTINS

Isabel Biver

 

Depuis la naissance du cinéma en 1895, Bruxelles a compté plus de 250 cinémas pour 450 enseignes différentes. Des faubourgs au centre-ville, de modestes salles de quartier ou de véritables palaces tels le Métropole ou l'Eldorado offraient à la ville leur architecture de lumière et aux spectateurs leur univers infini de rêve et d'évasion.

Rebaptisées, réaménagées ou disparues pour la plupart, ces salles emblématiques, depuis le début du XXème siècle, ont changé mille fois de peau mais sont restées dans les mémoires.

C'est leur histoire, grande et petite, que retrace l'ouvrage d' Isabel Biver intitulé Cinemas de Bruxelles. Portraits et destins

 

paru chez CFC-Éditions, 2009, 23 x 21 cm, 200 pages, illustrations en couleur et noir/blanc.

 

 

 

 

 

LA NOUVELLE VAGUE FRANÇAISE

 

 

 

Dès 1957, le cinéma est en avance sur la société. A bout de souffle, les Tricheurs, les Cousins, le Beau Serge, des films qui annoncent la libéralisation des moeurs qui va suivre bientôt.

 

Avec le mouvement dit de la Nouvelle Vague, de nouveaux cinéastes apparaissent. Truffaut, Chabrol, Godard balaient de manière rafraichissante le cinéma de papa. Ce sont ces films qui m'ont donné envie de devenir cinéaste.

 

Quelques films cultes français

 

En 1962, je me suis lancé dans l'aventure de la réalisation d'un film espérimental en 16mm. Deux ans de tournage, de montage.. pour le MAUVAIS AGE, inachevé à ce jour.

 

EN 1965, TOURNAGE DU MAUVAIS AGE/FILM EXPERIMENTAL
PLUS D'INFOS

 

LE MAUVAIS AGE, film en 16mm tourné Noir et blanc entre 1964 et 1966
Tournage de la séquence Party

 

Si vous avez participé d'une manière ou d'une autre à ce film, n'hésitez pas à me contacter.

 

 

jieme@memoire60-70.be