HALLYDAY - LES DERNIERS SECRETS
Eddy Przybylski - Les éditions de l'arbre
Journaliste à La Dernière Heure depuis 1973, Eddy Przybylski, également chanteur à ses heures sous le nom d'Eddy Barsky, est un professionnel reconnu et respecté.
Grand amateur de rock, il est un spécialiste de Brel et auteur de deux ouvrages sur lui. Johnny Hallyday est un autre sujet de prédilection pour Przybylski, qui lui consacre son dernier livre: Hallyday Les Derniers Secrets.
Alors que les biographies de bas étage, bâclées par des écrivassiers opportunistes qui se contentent de piller le travail de leurs prédécesseurs, pullulent comme têtards dans un marigot, on trouve ici le résultat d'années de recherches et d'investigations.
Le thème étant les jeunes années du futur Johnny, et même ses racines familiales lointaines. Ainsi que les premiers temps de sa fulgurante carrière, jusqu'au mariage avec Sylvie le 12 avril 1965.
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Eddy Przybylski a rencontré la star à maintes reprises depuis mars 1973. Et des extraits de très nombreuses interviews de Johnny mais aussi d'autres vedettes émaillent cet ouvrage passionnant, qu'elles soient toutes récentes et spécifiques pour ce livre. Ou plus anciennes et effectuées dans le cadre de son travail quotidien. Eddy fait flèche de tout bon bois seulement. En refusant les approximations et le n'importe quoi.
On peut lire les témoignages d'Eddy Mitchell, Dick Rivers, Danyel Gérard, Richard Anthony, Line Renaud, Raymond Devos, Michel Mallory, etc.
Sans oublier quatre des plus importants photographes qui l'ont suivi: Jean-Pierre Leloir, Jean-Marie Périer, le regretté Claude Schwartz et Jean-Louis Rancurel.
Ainsi que des témoins essentiels des années cinquante, du temps de l'enfance puis des tournées en Europe avec Lee et Desta. Dont Lee...Mais aussi Léon Smet, le père, rencontré plusieurs fois au début des années 80.
Les révélations inédites sont nombreuses. Les rumeurs de collaboration dont on a accablé Léon Smet à tort, et les méandres de sa vie, qui fut tout sauf stable et rangée.
Les nombreuses tournées des années cinquante en Europe, avec Lee et Desta, puis les temps difficiles à Paris.
Où et dans quelles circonstances François Deguelt a-t-il découvert le futur Johnny en 1959, face à un petit public restreint sur une certaine petite scène parisienne ?
La vérité sur son premier passage TV français, de la bouche de Claude Wolff, qui s'occupait de lui chez Vogue.
Le premier disque qui n'a jamais été cassé par Lucien Morisse sur les ondes d'Europe Numéro Un.
L'histoire assez longue et douloureuse avec Patricia Viterbo, qui tint une grande place dans sa vie; même si on l'a oublié aujourd'hui. Et une foule d'autres histoires et anecdotes.
Des photos rares illustrent Hallyday Les Derniers Secrets, notamment celles du plus important témoin belge de l'époque: Jean-Marie Vangrudenberg, qui travailla chez Vogue Belgique depuis 1958. Ses souvenirs côtoient ses clichés.
Des articles et des unes rares. Dont ce numéro historique de France Dimanche de 1965, avec les «retrouvailles» arrangées de Johnny bidasse avec son père.
Une magouille de journalisme «people», même si le mot n'existe pas encore. Qui blessa Johnny durablement, s'il faut l'en croire.
Des éléments généalogiques consistants sur la famille Smet, établis par l'auteur avec l'aide d'un féru de la chose.
Une balade dans les lieux qui ont compté pour Johnny dans «son» arrondissement, le neuvième.
On l'aura compris: enfin un ouvrage sérieux sur la superstar française.
Hautement recommandé.
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Du 6 février au 15 mars 1964, Johnny donne ce qui reste pour beaucoup sa plus fabuleuse série de shows à l'Olympia, avec sa machine infernale qu'était le groupe Joey and the Showmen. Son cri d'amour ultime au Rock and Roll. On le voit concentré dans la salle de répétitions au-dessus de l'Olympia. Ses musiciens, de gauche à droite: Jean Tosan (sax), Claude Djaoui ex-Robbins (guitare rythmique), Joey Greco (assis sur l'ampli, lead guitare) et Ralph di Pietro, basse. (Photo- thèque : J.L.Rancurel)
LE COIN DU SPÉCIALISTE
P.303 à 306 Le premier festival de rock and roll au palais des Sports de Paris, le 24 février 1961, semble avoir consisté en deux concerts au lieu d'un, selon des articles de l'époque. Mais les quelques participants interrogés par Eddy (de Claude Wolff, co-organisateur à Frankie Jordan) ne se souviennent que d'un seul ! Une bizarrerie...
P.312 Notons que la description du tout premier concert bruxellois de Johnny, au palais des Sports de Schaerbeek le 18 octobre 1961, est tirée du témoignage de Jean Jieme, qui a assisté à ce concert historique. Vous pouvez en trouver l'intégralité sur le site. WWW.MEMOIRE60-70.BE/Chronique_1960_1965/Hallyday_VinceTaylor1960-61.htm
CHRISTIAN NAUWELAERS
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JOHNNY ET NOUS
50 ANS DE SOUVENIRS, SOUVENIRS
Jean-Quentin Gérard avec Érik Mathieu Hors-série Télé TNT Programmes
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Ce beau petit ouvrage, d’un format très maniable, et vendu au prix ultradémocratique de cinq euros, traite chaque année de sa carrière, de 1960 à 2010. Le texte est de Jean-Quentin Gérard ; la collection impressionnante de documents provient des archives du spécialiste Érik Mathieu, que tous les amateurs de Johnny connaissent.
Les pochettes de disques abondent, les affiches de films (ne pas oublier l’acteur), et certains documents étonnants. Comme cette affiche d’un gala au palais des Sports de Paris, le 30 octobre 1972, pour la réforme pénitentiaire (oui, 1972 ! Rien ne change) et pour l’abolition de la peine de mort notamment. Avec des personnalités aussi diverses que Brassens, Léo Ferré, Serge Reggiani, Nicoletta (grande et si talentueuse copine de Johnny) et la star. Qui sort petit à petit de l’enfer qu’est devenu le Johnny Circus au fur et à mesure de cet été meurtrier...pour ses finances et pour son équilibre en tout cas.
Pour chaque année, on trouve un panorama de nombreux événements politiques, sociaux et culturels. Et les objets, les si importants objets marqueurs du temps ! Entre les cassettes, les bien oubliées cartouches, les transistors Hitachi, le Teppaz Oscar 2 avec haut-parleur carré, etc. que de délicieuses madeleines de Proust pour nous ! Si vous ne trouvez plus ce recueil en kiosque, voyez par le site http://trouverlapresse.com
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Ce petit livre célèbre cinquante ans de carrière de Johnny Hallyday. Quel est le point commun entre les artistes rock (au sens large) suivants : Georgie Fame (encore en tant que Clive Powell), Joe Moretti, Brian Locking, Jerry Kennedy, the Jordanaires, Buddy Harmon, Boots Randolph, Charlie McCoy, Tex Makins, Bobbie Clarke, Joey Greco, Andrew Steele (futur batteur de the Herd), Mick(y) Jones, Tommy Brown, Jimi Hendrix, Jimmy Page, Brian Auger, Steve Marriott, Ronnie Lane, Gary Wright etc. et des ingénieurs du son/producteurs comme Jack Baverstock, Giorgio Gomelsky, Glyn Johns etc. ? Cette liste étant extrêmement partielle ? C’est... JOHNNY HALLYDAY. |
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COLLAGE SURRÉALISTE
Johnny, c’est un collage surréaliste. Il est capable de chanter Itsy Bitsy Petit Bikini, ou Ophélie, oh folie (non je n’invente rien ; pas un hymne à une certaine célébrité en toc et spécialiste en pétages de plombs divers et variés, cela se trouve sur l’album Hamlet Hallyday, 1976). Ou l’infâme J’ai un problème en 1973..
Après une tournée idéaliste, et basée sur l’amour du rock et du rhythm and blues, le Johnny Circus de l’été 1972, l’idole se retrouve au fond du trou. La ruine le guette. Et les cendres d’une passion autodestructrice avec la très talentueuse et irrésistible Nanette Workman. Johnny et Nanette, le contraire absolu de...Stone et Charden. Oui mais...La catastrophe, la tournée chaotique, conçue en dépit du bon sens. Sylvie qui n’en peut plus.
Et donc, quelques mois plus tard, Johnny et sa blonde épouse cèdent à l’appel commercial de la sirène Jean Renard, et enregistrent J’ai un problème, en dépit de leurs grandes réticences (tout de même). Calamiteux artistiquement. Se vend comme le croissant du matin. Contradiction toujours. Celle que Johnny a toujours dû gérer, en tanguant parfois du côté du rock, blues et soul ; parfois du côté de la variété la plus putride. Mais aussi la vraie grande chanson, lyrique, puissante, signifiante...comme son ami Brel tiens, celui qu’il aimait et respectait tant. Au-delà de leurs différences évidentes, deux hommes «larger than life».
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Depuis longtemps déjà, le tropisme du gigantisme obligé de Johnny (pareil pour les Stones, et bien d’autres) à brailler du faux rock, du «wock and woll» lourdingue dans des stades toujours bourrés à craquer m’énerve prodigieusement. C’est là que l’on voit, encore et toujours, que quantité et qualité forment un couple bien désuni.
Dès le tout début, Johnny a voulu réussir dans la chanson. Son amour infini du rock, à commencer par le King Elvis, et aussi Little Richard, a toujours cohabité avec sa volonté de fer d’être le numéro un, drivé par Lee Hallyday dont l’expérience lui donne dix longueurs d’avance sur les autres.
Mais au sein de ce mélange improbable, de ce tissu de contradictions qu’est le chanteur, et aussi l’homme Johnny (Gémeaux, un signe d’air, et le propre d’une personnalité à facettes dit-on, pas d’un être monolithique), on trouve aussi et surtout la figure récurrente d’un authentique artiste, parfois dionysiaque, inspiré, visionnaire. Un interprète capable, au-delà de tout le système dont il est un moteur, voire parfois un otage, de se donner corps, coeur et âme. Une transe comme purifiée, sanctifiée par la sueur du showman qui devient médium, passeur ; un lien entre ceux qui l’aiment et les forces primitives. Celles à cause desquelles les hommes se sont mis à jouer du tam-tam, puis du jazz, puis du blues, du rhythm and blues et du rock and roll. Loin, très loin de J’ai un problème... Voire du surfait, du grossier Allumer le feu, signé Zazie...
Non, c’est de l’autre Johnny, du vrai et de nul autre qu’il peut être question sur ce site.
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ORIGINAUX ET ADAPTATIONS
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On a souvent reproché ses adaptations à Johnny. Elles sont effectivement nombreuses dans son répertoire. La musique populaire, à commencer par les États-Unis et l’Angleterre, n’est-elle pas émaillée d’innombrables adaptations et reprises pures et simples ? Les pionniers du rock eux-mêmes, les Blancs et les Noirs, n’ont jamais craché sur ces pratiques. Même des créateurs aussi unanimement et justement célébrés qu’un Chuck Berry se sont inspirés d’airs qui les précédaient .

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Et que dire des groupes anglais de la vague suivante, Merseybeat et Rhythm and Blues, qui ont siphonné le répertoire américain, voire parfois...italien !
So what ? Où est le problème ? Seule la QUALITÉ compte. La musique est comme le vent, qui souffle partout. Ce qui est condamnable, ce sont les versions appauvries, inférieures de grands titres. Et il y en a eu, à commencer par les yé-yés. Et aussi les plagiats.
Certes, il est indéniable qu’a priori, la langue anglaise sonne mieux pour cette musique. Le vrai talent, le tour de force de Johnny, Eddy, Dick, l’étincelant Ronnie Bird (qui compte aujourd’hui de nombreux fans...anglo-saxons, eh oui !), c’est d’avoir à maintes reprises – pas tout le temps il est vrai – vaincu ce tropisme, cette malédiction de «la langue française qui ne swingue pas».
Parfois, grâce à ces jeunes artistes pleins de ferveur, elle y arrive, notre langue française, à exprimer ce balancement, cette danse des mots et des phrases qui s’enchaînent en un flux impétueux et torrentiel, mais aussi harmonieux et logique.
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FEUX D’ARTIFICE ROCK ET RHYTHM AND BLUES
Oui, il y est arrivé plus souvent qu’à son tour, Johnny, à cet «oppidum», cet état de grâce qui ne s’apprend pas à la meilleure école du spectacle. Pas plus qu’aucun acteur ne peut travailler à acquérir le charisme d’un Mitchum ; ou la chanteuse la plus douée ne pourra étudier et appliquer les vocalises les plus déchirantes de Piaf, de Billie Holiday, de Timi Yuro, ou d’autres grandes interprètes qui réussissaient à unir dans l’amour leurs cordes vocales hors du commun et leur âme. Pas de diplôme reconnu pour cela...
Pas plus que pour Johnny crachant Les Guitares Jouent et exprimant avec sauvagerie que oui, la musique, le «surf» (c’est l’époque ; il dit «surf» et il pense rock évidemment), cela peut guérir ou soulager. Oui elle a un pouvoir magique.
The Healer, et le monstre de la musique du siècle passé qu’était John Lee Hooker. Et Les Guitares Jouent. Rien à voir ? Et si, au-delà des différences de langues, de styles et d’époques, il s’agissait de la même chose ?
Adaptation ! Adaptation ! Laissez-moi rire : Surfin’ Hootenanny, par Al Casey (pas le jazzman du même nom), c’est l’occasion de déployer un superbe showcase guitaristique en hommage à Duane, à Dick Dale, aux Ventures.
Johnny, avec Jerry Kennedy dont la guitare jette des éclairs, c’est un cri primal, de douleur et de sortie du tunnel à la fois. C’est FONDAMENTAL .
Et bientôt , sur cette lancée nashvillienne, Johnny aura réuni, pour un peu plus d’une demi-année, son groupe le plus mythique, le plus incandescent : Joey et les Showmen. Avec cette série de shows à l’Olympia de février-mars 1964 ; cela chauffe les copains ? Non, cela brûle... |
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Johnny, lui, peu avant son incorporation, donne le meilleur de lui-même ; comme son dernier disque avant l’armée Johnny Reviens ! Les rocks les plus terribles, il s’agit de son testament à la musique qui, au départ, l’a fait star. lui a donné l’existence qu’il a toujours voulu.
En changeant radicalement de style et d’époque, à l’orée des années 70, Hallyday réussit à terrasser le danger qui le menaçait : celui d’être cantonné à la prodigieuse décennie qui vient de s’achever ; de façon époustouflante pour lui, certes, avec Que Je T’aime, même si ce titre lyrique et déchirant a toujours fait rire ce bon Schmoll ! Non, il livre l’album Vie, et l’incroyable morceau de bravoure (paroles : Labro ; musique : Beethoven... !) Poème sur la 7e.
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Un hallucinant cri d’horreur devant un cauchemar de science-fiction, la planète ravagée, sans nature, sans animaux...Aussi La Pollution, plus méconnu. Entre autres.
En ces temps d’obsessions écologiques (justifiées hélas), mais qu’attend-on pour rééditer cet album, non pour les fans en version collector ou que sais-je, mais comme un témoignage visionnaire de notre époque ? Comment ne pas comprendre que ce disque est un des plus essentiels du siècle passé ?
Si vous n’avez jamais entendu Poème sur la 7e, vous ne pouvez pas me comprendre...
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LE COIN DU SPÉCIALISTE
Quelques précisions par rapport aux informations fournies par ce riche livret.
P.4 Lucien Morisse, contrairement à une légende tenace, n’a jamais cassé le premier disque de Johnny ; mais le troisième Itsy Bitsy Petit Bikini.
(Un crime pardonnable !) Comme l’atteste Disco Revue du 15 octobre 1960, c’est arrivé le 9 octobre, sur les antennes d’Europe n° 1, dans l’émission Le Discobole.
P.4 Dans l’émission au titre exact : À l’école des vedettes, Johnny n’a pas chanté T’aimer follement, mais Laisse les filles.
P.5 Johnny n’est pas le tout premier chanteur à avoir enregistré des «scopitones» (des chansons filmées : il y avait la marque Scopitone, mais aussi Caravelle).
Peu avant lui, des Georges Ulmer ou Gloria Lasso, dès le début 1960, se sont prêtés à cet exercice .
À noter que si Andrée Davis-Boyer, qui fut un temps la belle-mère de Dick Rivers, est considérée comme la reine et la pionnière du genre, le tout premier en France ne fut autre que le réalisateur Alexandre Tarta.
Toujours en 1960, Johnny a commencé sa fameuse série de shows à l’Alhambra le 16, et non le 20 septembre, en première partie de Raymond Devos.
Et non, parmi les détracteurs du rock présents, on n’y a pas trouvé...Boris Vian,
qui n’est pas ressuscité d’entre les morts pour manifester sa réprobation !
Johnny ne se produisit pas le 31 décembre 1960, mais le 17, à une Nuit du jazz à la salle Wagram, où il fut mal accueilli. Et l’émission TV du fan de jazz Averty avec Johnny s’appelle Christmas Blues ; diffusée le 24, non le 30 décembre 1960.
P.7 Il y eut deux shows (l’après-midi et en soirée) au festival de Rock and Roll du palais des Sports, le 24 février 1961, avec un triomphe de Johnny et des Chaussettes noires.
P.8 Johnny n’a pas signé chez Philips en juin 1961, mais début août (la date exacte étant sujette à caution ; pas en juillet comme il fut écrit parfois, à tort).
Parmi les musiciens de haut vol, on trouve au piano, en 1961 à Londres, Clive Powell, pas encore Georgie Fame.
Lucien Morisse a signé Tu Peux Le Prendre...pour sa fiancée Dalida, pas pour Johnny !
Et maintenant, par Bécaud, n’est pas sorti en décembre 1961 , mais en janvier 1962, selon la revue spécialisée La Discographie française.
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P.10 Aznavour n’a pas écrit Retiens la nuit et Sam’di soir en janvier 62 pour le film Les Parisiennes. Ces deux titres enregistrés le 4 novembre 1961.
P.11 Surfin’ Safari n’est pas le premier disque des Beach Boys (Surfin’/Luau).
P .16 Aucune session d’enregistrement à Nashville en janvier 1964.
Deux membres des Golden Stars sous les drapeaux : non, en octobre 1963 Johnny a engagé Ralph di Pietro à New York, qui remplaça Antonio Rubio à la basse. Bobbie Clarke faisait partie des Golden Stars dèsfévrier 1963 ; il est devenu le batteur des Showmen en restant avec Johnny. Tosan restait au saxophone. Djaoui passa à la guitare rythmique avec Greco comme lead guitariste.
P.17 Le 14 septembre 1964, quatre jours et non trois au studio Blanqui.
Stand by me évidemment pas de Sam Cooke, mais de Ben E.King !
P.18 Avec Jacques Denjean (pas Dejean), les Lionceaux début 1965...sans Herbert Léonard qui ne les rejoignit que début 1966.
P.20 Cheveux Longs, Idées Courtes «composé par Johnny» : l’auteur oublie la polémique avec Ferré Grignard et My Crucified Jesus !
C’est un traditionnel en réalité...
P.21 Âge tendre et tête de bois devenu Tête de bois (puis Tête de bois et tendres années) en 1965, non 1966.
P.24 En mai 68, tournée en Afrique (non Afrique du Sud) du 2 au 15. Dakar, Abidjan, Kinshasa etc.
P.31 Sois facile avec moi, titre exact : Easy (sois facile avec moi) .
P.36 Pas Johnny Rider et le bol d’or : Johnny Rider et Le Bol d’or.
P.38 Promised land, pas Promise land de Chuck Berry.
Slim Pezin, pas Pezzin.
P.39 Chinn (pas Chinne) et Chapman.
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CHRISTIAN NAUWELAERS |
JOHNNY HALLYDAY : JOHNNY SIXTIES
Jean-Pierre Leloir - Éditions Fetjaine
Et voici celui par qui le scandale peut arriver: Johnny Hallyday ! Quoi, un yé-yé sur le site de J.Jieme ? Ce livre ne présente que des documents des années soixante, sa plus belle décennie d'après moi. L'auteur étant le très réputé photographe vétéran Jean-Pierre Leloir, qui fêtera bientôt ses soixante ans de pratique ! Sans oublier le directeur de collection, notre compatriote Gilles Verlant. Celui-ci (Leloir !) a suivi régulièrement le jeune chanteur turbulent et controversé, depuis ses fameux débuts parisiens, en tant que professionnel s'entend, à l'Alhambra, en première partie de Raymond Devos en septembre 1960.
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YÉ-YÉ OU ROCK ?
Leloir est un fou de jazz depuis toujours, et un grand ami de Brel notamment. Même si le rock and roll n'est pas sa culture d'élection, il est séduit dès le début par le côté rebelle, indompté du jeune fauve élancé qu'est alors Johnny Hallyday. Ce qui est curieux, c'est que Leloir évoque les paroles «yé-yé», dès cette époque. Il s'agit d'un anachronisme très répandu dans les médias. Il n'y avait pas de yé-yé durant les premiers triomphes de Johnny, ou des Chaussettes Noires, Chats Sauvages, Pirates, Danny Boy et autres.
Ce terme n'existait pas. Il date exactement du week-end du 7 et 8 juillet 1963, dans l'article en deux parties que consacre alors le sociologue Edgard Morin à la jeunesse, dans les colonnes du Monde. Le distingué chroniqueur de l'époque (ni pédant ni à côté de la plaque, il faut le préciser) crée alors le vocable «yé-yé»pour caractériser cette tranche de la population qui vient de se trouver une identité propre. Sur un plan musical, il est convenu de considérer comme «yé yés» des spécialistes de la reprise française qui se situent tout à fait en dehors d'une mouvance rock and roll et rhythm and blues. Étaient de purs yé yés les Claude François, Sheila, Frank Alamo, Michel Paje et autres. Ne l'étaient pas les Johnny, Eddy, Dick, Ronnie Bird et autres... |
L'IDOLE DES JEUNES
Après cette mise au point sans doute utile, on ne peut que recommander chaudement de profiter de ces images d'Épinal de l'idole dans toute sa jeune et souriante splendeur, avec parfois un côté sauvage qui ressort nettement.
De l'Alhambra 1960 à l'Olympia 1964 (son magnifique chant du cygne de pur rock and roll avec son meilleur groupe, Joey and the Showmen) au Palais des Sports frénétique, voire paroxystique de 1969, Leloir a su saisir, en noir et blanc et en couleur, le chanteur en live et sur le vif. Et quand j'écris «vif»... Ses souvenirs illustrent les photos (et non le contraire), et des repères succincts font le point sur chaque année, ou parfois chaque période de l'année correspondant à ses passages devant l'objectif de Leloir.
Comme grands moments scéniques, ne manquent que l'Olympia 1962 et la Nuit de la Nation du 22 juin 1963. Une seule visite de la star dans les studios proprement dits: le 4 août 1961, pour une série de clichés commandés par Barclay, qui croyait encore avoir arraché Johnny à Vogue. Las ! Philips a emporté le (gros) morceau, ce que Barclay ne sut que juste après.
La plupart de ces photos (jamais payées par Barclay) n'ont jamais été vues. Curieusement, Jean-Pierre Leloir déplore la perte de quelques photos couleur de cette séance, données à Barclay et jamais récupérées: le livre en présente pourtant trois superbes !
Les photos (noir et blanc) de la prestation huée avec violence, de décembre 1960 à la salle Wagram, sont émouvantes dans leur innocence. Johnny a drainé autant d'adulation que d'opposition, pendant plus d'un an au moins à ses débuts, avant de devenir, très lentement et petit à petit, un peu plus consensuel.
Celles à Offenburg, champêtres et ensoleillées pendant son service militaire en 1965, sont pour la plupart inédites et apparaissent comme un répit avant les fulgurances et les tribulations et tourments de l'année 1966.
Celle de La Génération Perdue (un original magnifique), et de Noir C'est Noir (adaptation exceptionnellement
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réussie du Black Is Black de Los Bravos, convaincante, intense, riche musicalement grâce à Micky et Tommy, et la section cuivres irréprochable avec le compagnon des sixties: Jean Tosan).
Un choc de découvrir ces images d'un Johnny encore frénétique en 1968 dans Télé Dimanche ... Eh oui, le dimanche après-midi, on échappait parfois par le haut au ronron obligé... Je me souviens de l'avoir vu terminer deux ans plus tôt un autre numéro de la même émission, avec un Noir C'est Noir frénétique.
Autres temps, électriques et spontanés ! Les plus belles furent sans doute prises le 15 mars 1964, le dernier jour de sa fameuse et fabuleuse série de shows incandescents à l'Olympia, avec Joey et les Showmen. Un cri d'amour au pur rock and roll, contre l'avis de son manager Stark, avec un orchestre au diapason. On aime ou pas Johnny, mais il ne faut pas tout confondre.
Entre Johnny et Les Guitares Jouent , et la piaillante Sheila qui n'oubliera jamais ses copains, il y a un monde, une galaxie de différence. L'essence du magnétisme de Johnny Hallyday apparaît de façon aveuglante dans ces images d'une idole dans tous ses états. Un témoignage aussi de l'immense talent de Monsieur Jean-Pierre Leloir.
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LE COIN DU SPÉCIALISTE
P.11 Sa première télé s'appelle en réalité À l'école des vedettes (non L'école des vedettes), sur la RTF pas encore ORTF. Claude Sarraute était chroniqueuse au Monde, non à France Soir.
P.12 Ce «flandrin rose» dont parle Leloir est le surnom donné à Johnny par Sarraute justement, dans sa critique de l'Alhambra 1960.
P.20 Son premier 25cm Hello Johnny ne sort pas en février 1961, mais en novembre 1960. Deux shows, non un, au Palais des Sports, le 24 février 1961.
P.23 Premier Olympia: sans doute une répétition le 19 septembre 1961, puisqu'il est censé avoir commencé le 20 !
P.29 Trois erreurs concernant ce premier Olympia: pas d'Hugues Aufray en première partie (c'était en 1964), et «Los Brutos»: en réalité Les Brutos, avec Aldo Maccione mais aussi le vocaliste Jacques Guérini, qui tenta en vain de se lancer dans une carrière de chanteur solo en 1963. Pas encore de Golden Stars pour l'accompagner, mais les Golden Strings, qui changeront bientôt de nom.
Leur première dénomination est pourtant bien visible sur la batterie du regretté Louis Belloni ! On peut ajouter aussi Gillian Hills en première partie.
P.34 Paul Carrière chroniqueur au Figaro , non à France-Soir. |
P.35 Dans D'Où Viens-Tu Johnny, il ne chante pas À Plein Coeur (un titre original) en duo avec Sylvie, mais devant elle.
P.43 Le premier show avec Joey and the Showmen: le 14 novembre 1963 à Brest, un mois après leur rencontre au Trudi Hiller club new-yorkais.
P.53 Le Pénitencier adapté par Aufray mais avec Vline Buggy !
P.60 La Royal Command Performance avec Sylvie le 8 novembre 1965; son apparition à Ready Steady Go le 12 novembre. Avec aussi:Wilson Pickett, les Small Faces, les Sorrows, les Nashville Teens et un Marc Bolan débutant !
P.84 Participe au Rallye Monte-Carlo, non au Rallye «de» Monte-Carlo. Je Crois Qu'il Me Rend Fou adapté de Such A Fool For You d'Ike and Tina Turner.
P.101 «Mai 68 ce n'est pas sa scène»...mais du 2 au 15 mai 1968, il se produit en Afrique ! Ouagadougou, Abidjan, Kinshasa etc.
P.105 Accident en Afrique du Sud, se casse le pied en tombant de scène: à Johannesburg, le 23 ou 24 octobre 1968.
P.111 Jo Leb pas Joe Lebb, très grand showman lui aussi, et leader des Variations.
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CHRISTIAN NAUWELAERS
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