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- Golden Years (Paul Coerten)

- Autant en emporte le rock (J.N.Coghe)

 

Concerts

 

-James Burton au Spirit 26/04/2010

 

- Paul Anka - Forest National 21/11/2009

 

-Cliff Richard- Forest National 8/11/2009

 

DVD

 

- Dusty Springfield

 

- Paul Anka - Rock Swings - 2009

 

- Cliff Richard - Final Reunion - 2009

 

 

 

 

 

C O N C E R T S - R O C K

 

JAMES BURTON AU SPIRIT OF 66 À VERVIERS

26 AVRIL 2010

 

Une légende, une vraie, qui justifie pleinement ce terme éculé, usé jusqu'à la corde (de Fender ou de Gretsch !)... Maître James Burton, ex-accompagnateur émérite des Ricky (puis Rick) Nelson, Elvis, Jerry Lee Lewis, mais aussi...the Monkees à leurs débuts, Emmylou Harris, John Denver, et des centaines d'autres artistes de tous genres... Jusqu'à Dick Rivers !

 

Burton Spirit 66

James Burton et Mark Schraven - Spirit of 66 - 26 avril 2010

Photo Luc Boriau


Burton est venu donner un concert unique en Belgique, dans sa tournée 2010 (Pays-Bas, Suisse, Allemagne), malheureusement amputée de quelques dates en raison d'un maudit volcan. Au Spirit, James était accompagné d'un jeune groupe hollandais: Mufkin Tass. Des fous de musique américaine de bon aloi, emmenés par Mark et Ralph Schraven, respectivement chanteur et guitariste soliste. Pour vous situer les choses, Mark est né en...1976, et il est devenu raide dingue d'Elvis Presley à l'âge de trois ans !


Basse: Erwin Pijl, claviers: Alex Heikamp, violon: Kim de Beer et drums: Sjoerd Rutten. Avec Anne Schuurmans, une très bonne chanteuse en special guest (qui écrit des chansons aussi). Avec tout ce joli monde talentueux et fervent, ce fut la fête. James arborait une Fender  Signature noire avec des flammes rouges !
Comme prévu, une série de titres marquants de sa carrière extraordinaire furent passés en revue.


Susie - Q de Dale Hawkins (1957), repris par une foule de gens dont les Stones et le Creedence, avec le riff implacable et obsédant assez fidèlement recréé.
Mais Burton ne tente que rarement de reproduire sur scène les solos aimés et vénérés sur les disques, depuis si longtemps.

Photo Luc Boriau

James Burton Spirit of 66


Dans Red Hot (qu'il a enregistré avec Bob Luman en 1957),  pas d'attaque fulgurante, de coulée explosive comme sur le disque Imperial (et vraiment impérial il est vrai) de cette époque aussi lointaine qu'éternelle et hors du temps.
Non: plutôt une sorte de showcase étendu de ses possibilités guitaristiques, à peu près illimitées. 
Mark se débrouille bien au chant dans un classique comme Hello Mary Lou, un tube immense du très grand, et très sous-estimé Ricky Nelson... Le tout dernier à paraître sous le nom de «Ricky» en 1961, avant ce «Rick» ensuite exigé par le regretté chanteur: un prénom nettement plus adulte d'après lui !
Duo Mark et Anne dans une version du magnifique et poignant Love Hurts des Everly Brothers.
Une superbe surprise: une chanson sublime,  Gentle On My Mind, de John Hartford (1967),  mais popularisée en 1968 par... Sinatra, que James Burton a également accompagné !
Sans oublier, entre autres, les Crying et Oh, Pretty Woman de Roy Orbison (sans Burton à l'époque).

Au total, devant une salle pas pleine mais aux anges, un très grand moment (près d'une heure et demie en deux parties) avec un vieux maître qui représente la belle, l'immense Amérique que l'on aime.
Celle des grands espaces traduits en décibels, du talent large comme le Texas (l'État le plus vaste des States), de la générosité; je pense à sa James Burton Foundation qui fournit des cours de musique gratuits à des jeunes, cela grâce à des fonds générés par les festivals James Burton International Guitar Festival, organisés à Shreveport, Louisiane. Une ville liée à sa jeunesse et à ses premiers accords, où il possède une splendide maison aujourd'hui.
Que l'on puisse le revoir et le réentendre chez nous, tel est le souhait que l'on émettra pour clore ce compte-rendu du grand James.
En épilogue: merci au Spirit; et tentez de suivre leurs concerts, qui se succèdent en rafales...de plaisir pour tous les amateurs !

 

Christian Nauwelaers


                                                                                       

 

PAUL ANKA À BRUXELLES

21 NOVEMBRE 2009

 

Un article de CHRISTIAN NAUWELAERS

 

Paul Anka Forest National

Paul Anka en concert à Forest National - Photo Carrez

 

Le 21 novembre 2009, un véritable événement s'est produit à Bruxelles: la première apparition de l'idole des années 50 et 60 depuis le 24 février 1964,son show au Théâtre américain, diffusé le 8 mars 1964 par la BRT. Paul Anka ! Notre crooner porte toujours beau, et il n'hésite pas à se mêler maintes fois au public pour chanter, voire esquisser un pas de danse.

 

 

Diana est interprété ainsi, en début de show, dans les gradins combles de Forest National. D'emblée, notre homme enchaîne les classiques, les siens et ceux des autres: For Once In My Life (Stevie Wonder), You Are My Destiny, Adam and Eve, le magnifique My Home Town,  My Heart Sings (un titre de Trenet à l'origine, En écoutant mon coeur chanter) ...

 

Accompagné par un groupe parfaitement rodé comme il se doit, avec une petite section de cuivres, Anka, souriant et à l'aise, semble plus en forme qu'une autre légende venue en Belgique en novembre (le 23 à Ostende): Jerry Lee Lewis, et aussi bien conservé que le Peter Pan Cliff Richard, présent dans les mêmes lieux le 8 novembre avec les Shadows.

Un mois absolument inoubliable, à marquer d'une...rolling stone blanche pour tous les vieux fans des sixties, voire fifties !

 

Pour en revenir à Anka, notre homme émeut tout le monde, comme il y a trois ans, lors de son premier grand retour, avec The Times Of My Life. De nombreuses photos et de petits bouts d'archives sur l'écran géant de ses souvenirs, qui ravivent les nôtres, pendant cette évocation de sa vie incroyable.

 

La voix de Paul Anka est plus vibrante et puissante que jamais; l'Artiste dans toute sa splendeur, incomparable et irremplaçable.

À la fin de Crazy Love, la star se lance dans un crescendo douloureux, comme s'il criait tout à coup une souffrance amoureuse. Est-elle réelle, ou simulée ? Je n'en sais fichtre rien; autrement dit il m'a bluffé, épaté. L'ultraprofessionnalisme peut cohabiter par moments avec l'émotion la plus intense. On n'a pas échappé à This Is It et à un hommage, heureusement court, à Michael Jackson. Mais les cascades de merveilles recommencent vite à ruisseler, pour la joie profonde de l'assistance, assez âgée il faut l'écrire... Put Your Head On My Shoulder , Puppy Love (à son âge il n'hésite pas à chanter de tels titres, sans se rendre le moins du monde ridicule), Lonely Boy.

 

Il nous rappelle que c'est lui qui a écrit le tube de Tom Jones She's A Lady, interprété avec fougue et conviction. L'année 1962 est bien à l'honneur avec The Longest Day, le thème du film du même nom (la superproduction Le Jour Le Plus Long ), A Steel Guitar And A Glass Of Wine, et une fausse bossa nova qui était en fait une bonne vieille samba aussi américanisée qu'irrésistible: Eso Beso

 

 

(Collection singles et pochettes : Stephan Koenig)

 

Paul Anka à Forest National - Photo Carrez

À un certain moment, il prend une guitare sèche et nous gratifie d'un petit set acoustique infiniment émouvant, en hommage à ses amis rock and rollers, avec qui, bien avant le temps des limousines avec chauffeur, il prenait le bus pour sillonner maints États pour porter la bonne parole du rock and roll. Il cite toujours en priorité des artistes noirs comme Chuck Berry et Fats Domino. Mais il n'oublie pas son illustre et légendaire copain Buddy Holly, pour qui il écrivit It Doesn't Matter Anymore, un succès qu'il chante avec une sincérité poignante; cela en l'entrecoupant avec un extrait de Bye Bye Love et Oh Lonesome Me, avant de revenir au tube posthume du regretté Buddy.

 

De toute évidence, un grand moment de ce spectacle sans bavure, et même éblouissant. Un titre absent de ses premiers concerts de 2006 était Love Me Warm And Tender. J'ai eu la grande chance de le rencontrer en avril 2006 à la Plaine Saint-Denis, le lendemain de son concert du Palais des Congrès à Paris qui a laissé tout le monde...pantois (restons poli) ! Je me suis permis de mentionner cette chanson, où il exprimait toute la passion du monde, et qui fut un immense hit chez nous en Belgique. Il m'a semblé très intéressé, il a ordonné à sa secrétaire de le noter...et depuis il le rechante ! Un plaisir que j'espère partagé par tout le monde.

 

Anka témoigne de son admiration pour celui qu'il considère comme le plus grand showman de tous: Sammy Davis Jr, pour qui il écrivit I'm Not Anyone. On voit le grand homme à tout faire borgne du showbiz sur grand écran, entonnant cette composition qu'Anka reprend bientôt avec lui, en un beau duo virtuel; celui-ci réussit à toucher, même en n'étant pas nécessairement fan de cette variation un peu artificielle du monde de l'entertainment. New York New York suit Let Me Try Again et l'inévitable My Way (paroles anglaises Anka), à jamais associées avant tout à son autre maître Sinatra.

 

Avec des Twist and Shout et Jubilation (ce dernier écrit pour Barbra Streisand), la tension monte et semble justifier un surnom que Paul Anka me semble pleinement mériter: le crooner électrique. Qui se mouille au final dans le bain du pur rock and roll avec un Johnny B.Goode qui réussit sa mission de soulever la salle de bonheur.

 

Très peu de titres de sa mouvance «Rock swings» (l'album qui fit reparler de lui, en cartonnant en 2005), dont Jump. Il y a une quarantaine d'années, Paul Anka était souvent visible avec un chapeau, écarté depuis. Il fournira une chute au compte-rendu de votre chroniqueur (un peu fatigué): chapeau l'Artiste !

 

Lire : DVD  PAUL ANKA    ROCK SWINGS   Live at the Montréal Jazz Festival   Verve Universal 2005.

 

 

CLIFF RICHARD AND THE SHADOWS

À BRUXELLES - 8 NOVEMBRE 2009

 

Un article de CHRISTIAN NAUWELAERS

 

Photo Van Hecke

 

La reformation, annoncée comme «finale», de l'éternel Cliff Richard et de ses légendaires Shadows, pour une tournée s'étendant de septembre 2009 à mars 2010, a fait l'objet d'immenses attentes. Pas seulement parmi le très imposant noyau des fans spécifiques  de ces grands prêtres du pur rock and roll, et d'une pop music pleine de classe et de charme.   Soit une situation redoutablement propice  au surgissement...d'une déception à la hauteur (inversée) du rêve.

Beaucoup se sont probablement rendus à Forest National, ce dimanche 8 novembre, avec au coeur (de rocker) un espoir énorme, et une petite crainte. Celle d'un show qui trahirait un tant soit peu, voire beaucoup, les souvenirs éblouissants et innombrables que laissent ces musiciens d'exception à tous ceux qui appartiennent à ce qu'on peut appeler «la génération Elvis». Par l'âge, celui des baby boomers, ou la sensibilité.

 


 RÊVE ET RÉALITÉ

 

Ce show a été une telle réussite parfaite qu'ici, le rêve s'est bel et bien confondu avec la réalité. Le pari fou a été gagné: Cliff et les Shadows sont bel et bien restés égaux à eux-mêmes. C'est rare, si rare...  Une ovation... On a entendu un vibrant «Salut les Copains» (Cliff).
Dès le tout premier morceau, We Say Yeah, avec un Cliff en veste rose comme en 1958, les Shadows en parangons d'une élégance bien anglaise, discrète mais imparable, on a senti que l'affaire allait être dans le sac, le contrat rempli et les bonus de joie profonde accordés à tout le public. À commencer par l'auteur de ces lignes, qui dans cinquante ans risque d'encore empoisonner son prochain en clamant d'une voix chevrotante: «J'y étais !»


Sérieusement, j'ai assisté à des centaines de concerts, de rock principalement. Il figure dans mes trois plus beaux de tous les temps. Mais cela dit : non, je n'ai jamais vu Elvis, Gene Vincent, Buddy Holly ou Eddie Cochran... Ni les Animals au faîte de leur gloire. L'acoustique n'a pas donné de signes de faiblesse, là où j'étais placé du moins. Pourtant, Forest National est un bunker qui peut être traître à ce point de vue... ou d'audition ! La meilleure salle bruxelloise étant le Cirque royal, bien trop petit pour de telles légendes.

Tous les écueils possibles ont été évités: un panorama de toutes les décennies, souvent proposé par Cliff mais sans les Shadows. Ce n'était pas le propos ici, et nos artistes l'ont compris. De 1958 à 1966, tout fut cadré. Quant aux passages de la deuxième époque de gloire des Shadows : la seconde moitié des années 70, infiniment moins passionnante quant à leur production discographique-rien, zappée aussi ! Pas de sermons et prêches de Cliff, dont il faut respecter la foi. Mais c'est un mélange des genres (dont un Johnny Cash a parfois pu abuser aussi) assez indigeste.
«RAS» : Cliff est tout simplement (presque) redevenu une jeune idole, qui a fait mentir avec une aisance souriante sa situation de presque...septuagénaire, eh oui.

 

Enfin, une trop grande linéarité chronologique du spectacle eût pu être un peu trop prévisible. «Ah ! Maintenant il va chanter ça!», diraient les connaisseurs de sa carrière.
Perdu ! Bien plus malins, ils ont laissé joyeusement se téléscoper les périodes et les styles de leurs chansons, les glorieuses et celles moins connues, en un joyeux et inspiré «shaker» (baby, shaker - je sais c'est facile).

 

 

 

Photo Van Hecke   

 

Et les Shadows allaient fatalement arpenter la scène seuls d'abord, comme au bon vieux temps, avec le Shadows Walk pour chauffer encore plus la foule au début du show (chaud, chaud) ... Si vous pensiez cela, vous vous êtes fourré le doigt dans l'oeil, chers lecteurs, comme le capitaine Haddock...Le mien (l'oeil !) me fait encore mal !


C'est donc Cliff qui déboula d'emblée, avec ce We Say Yeah suivi d'un très différent In The Country... le titre le moins ancien de toute la soirée (fin 1966) ! Il a mis à l'honneur les si grandes qualités VOCALES de nos Shads, qui ont fourni un choeur à l'unisson parfait au leader aimé. Une superstar qui a toujours gardé un esprit de corps, d'amitié, à l'exact opposé des innombrables tyranneaux du show-biz. Gee Whiz It's You nous a ramenés à 1960, et à la création d'un véritable «son» anglais; ce dont ne se sont jamais rendu compte les nigauds qui continuent d'écrire sur cette période du rock anglais comme si c'était une époque d'imitation pure, sans originalité ni vrai talent personnel. Rien n'est plus faux, en tout cas avec des gens comme Cliff Richard et ses Shadows, et autres Billy Fury, Johnny Kidd and the Pirates et d'autres encore. Le côté «à l'unisson» est particulièrement irrésistible en général.

 

Quelques morceaux plus tard (dont un premier set instrumental - tout de même ! - des Shads), leur lecture du hit éthéré et envoûtant Travelin' Light a été tout à fait différente, avec les choeurs donnant une autre dimension à cet incontournable de leur répertoire; suivi d'un Time Drags By parmi les meilleurs de toute leur carrière, passé la période de pur rock and roll.

 

Non, mille fois non: la créativité et la qualité de cette congrégation de perfectionnistes qu'ils ont toujours été ne s'est absolument pas arrêtée avec le déclenchement du raz-de-marée des groupes, en 1963. Il est parfaitement possible d'adorer des Beatles et des Stones, des Kinks et des Them...ET nos héros du jour, aussi différents que complémentaires de ceux-là. Sans oublier le Grand Inspirateur, «le seul vrai King» comme le précisa Cliff- oui, c'est une allusion évidente et pertinente - juste avant un très, très beau All Shook Up, toujours en acoustique et avec les Shadows.

 

Je ne vais pas m'étendre sur toutes ces merveilles qui nous ont ravi(e)s le 8 novembre (et le 7 novembre au Palais des Congrès à Paris, selon des échos dignes de foi; et partout ailleurs). Ce show est le même que celui de Londres, fin septembre, disponible sur le DVD. The Final Reunion, un best-seller. Vous pouvez en  trouver une critique très détaillée dans la rubrique DVD de votre site.

 

 

Covers -Collection André Bette

On conclura en insistant encore sur la classe absolue, le raffinement, le charme, et aussi le potentiel explosif d'une nostalgie active et triomphante, pleine de liesse et de célébration plutôt que défaitiste et amère, dans ce moment d'anthologie. Et tout cela sans préjudice d'une énergie intacte, qui coule comme la lave brûlante au flanc du volcan, avec la Fender Strato rouge et (moins souvent) la Burns noire de Hank, un mythe égal à Cliff.

 

Sans oublier le rythme diabolique, le jeu «au cordeau» d'un Brian Bennett moins glamour, moins sauvage que certains grands batteurs flamboyants, ou parfois outrés et pénibles (les lamentables «enclumeurs», pas de noms)  de l'histoire du rock.


Mais si on prête un peu attention, Bennett est lui aussi un très, très grand maître. Un orfèvre de la batterie (en plus d'un fameux et prolifique compositeur). Sans oublier l'impeccable bassiste Mark Griffiths.


Toute l'assistance est repartie sur un nuage; notamment notre ami Paul Coerten, le photographe émérite du rock. Eh bien, Cliff et vous les Shadows : sans sympathie particulière pour l'Eurovision, on ne peut que vous dire: CONGRATULATIONS !

 

 

TITRES FOREST NATIONAL - 8 NOVEMBRE 2009

 

CLIFF AND THE SHADOWS :   We Say Yeah - In The Country - Gee Whiz It's You - A Voice In The Wilderness - Living Doll - Dancing Shoes - I'm The Lonely One - A Girl Like You - Do You Want To Dance
 
THE SHADOWS : Shadoogie - Dance On - Wonderful Land - The Savage - Sleepwalk

 

CLIFF AND SHADOWS : High Class Baby - I Could Easily Fall (In Love With You) - Willie and The Hand Jive - Sea Cruise - C'mon Everybody - Dynamite - Lucky Lips - Travelin' Light - Time Drags By - All Shook Up - Please Don't Tease

 

THE SHADOWS :  Apache - Foot tapper - Atlantis - FBI

 

CLIFF AND THE SHADOWS  : I Love You - The Next Time - Don't Talk To Him - On The Beach - (Trait d'humour involontaire ou non ? Les quatre précédentes se traduisent par: «Je t'aime. La prochaine fois, ne lui parle pas sur la plage.» Oui, c'est pathétique, je sais.)  Summer Holiday - Bachelor Boy - Nine Times Out Of Ten - It'll Be Me - Visions - Move It - Singing The Blues - The Young Ones.  

 

(Pochettes-collection Stephan Koenig)