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Klepto en 1974 (II)
La fin de Klepto (III)
 
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Lee
 
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Sweet Feeling (The)
 
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T.U.S.H.

 

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Wallace Collection - 1969
L'envolée vers la gloire (1/1)
 
Wallace Collection - 1969
L'envolée vers la gloire (2/1)
 

Wallace Collection - 1970

La rançon de la gloire

 

Wallace Collection - Le crépuscule (1970-1971).

 

Wallace Collection 69-71 Discographie complète

 

Wallace 2009
 
Waterloo
 
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Valérie Pascal-Liliane- Clandestins_Tempêtes

R O C K B E L G E / A L B U M S O U V E N I R S

 

LAGGER BLUES MACHINE

(1969-1972)

 

Biographie officielle

 

Lagger Blues Machine

José Cuisset, Michel Maes, Jean-Luc et Christian Duponcheel

 

Duponcheel Christian 2008

Jean Jième : Puisqu'il faut un leader à toute formation, c'est Christian Duponcheel qui accepte d'endosser ce titre. En cause son caractère fort ou plutôt sa tête de bois préciseront certains.

 

Et Christian d'ajouter : même si j'étais le compositeur principal du groupe, chaque musicien avait son mot à dire et sa part active dans l'élaboration des morceaux. Je considère l'aventure du Lagger Blues Machine (LBM pour les intimes) comme une merveilleuse expérience de groupe.Sollicité par mes soins depuis plus d'un an, Christian a finalement trouvé le temps de rédiger la biographie officielle du Lagger Blues Machine. Je reproduis ici son texte in extenso.

 

(photo : Christian Duponcheel)

 

CHRISTIAN DUPONCHEEL RACONTE ...

 

J'ai commencé mes études musicales à l'âge de onze ans par l'apprentissage de la guitare d'accompagnement. C'est aussi à cet âge que j'ai eu la révélation de la musique classique en vivant une écoute expliquée de la sixième symphonie de Beethoven, par mon professeur de sixième primaire.

 

Un an après, je débutais chez un professeur particulier, l'apprentissage du piano, de la guitare classique et de l'orgue, en même temps que mon jeune frère Jean-Luc, un peu poussé devant un piano qui ne lui disait pas grand-chose. Je suis très vite devenu un dévoreur de partitions, curieux des musiques du XXème siècle, tandis que Jean-Luc, lassé des touches noires et blanches, s'attaquait à des cours de batteries (plus à même de canaliser son énergie…).

 

C'est donc, tous deux munis d'une solide base théorique en musique que nous nous somme intéressés au mouvement underground. Avec deux amis de quartier, on forme un petit groupe sans nom avec des instruments de fortunes : un ampli de juke-box bricolé dans une caisse en bois par un copain, une guitare électrique bon marché pour moi, une basse pour Daniel Timmermans et occasionnellement une rythmique pour Serge Figeys. C'est à cette période que les habitants du Keperenbergstraat à Itterbeek ont commencé à entendre des sons distordus venant de notre garage.

 

Très vite, une voisine s'y est intéressée, femme mûre au cœur rempli de jeunesse, elle nous a encouragés à persévérer, nous a trouvé des petits contrats dans le quartier (manège, salle de fête, école, etc...) et c'est tout naturellement que Sim Dohmen est devenue notre manager.

 

Photos : En haut Christian - En bas Jean-Luc Duponcheel

 

Duponcheel Christian 1972

Duponcheel Jean-Luc

 

RENCONTRE AVEC CUISSET ET MAES

 

Lagger Blues Machine années 70

Michel, José, Christian et Jean-Luc

 

A l'époque, l'étape obligée de tout groupe était de passer par des concours d'orchestres. Il y en avait beaucoup en ce temps. Nous voila donc, avec un ampli quand même un peu plus moderne que notre vielle caisse à savon, en trio sur une scène de Schaerbeek pour notre premier concours. Pour un premier essai, c'était plutôt réussi, on le gagne et nous profitons de la présence dans le jury d'André Drossart, journaliste au Soir, qui nous gratifie d'un premier article assez élogieux.

 

C'est en 1969 que le premier visage sérieux du LBM va voir le jour. Il naîtra lors de notre participation à un grand concours d'orchestre organisé au Casino de Middelkerke, dont la présidente du jury n'est autre que Francine Arnaud. Le top pour les quatre ou cinq groupes retenus pour la finale : des extraits des prestations sont diffusées sur la très sérieuse RTB.

 

Rock Belge a la RTB

De gauche à droite Christian Duponcheel, Paul André (Agence Century), Sim Dohmen (manager du LBM), Jean-Luc Duponcheel, Freddy Nieuland, Michel Maes, Nato, Tom Goldschmidt. Et à côté de Francine, Big Friswa et Pierre Rapsat. (Photo News Service).

 

Le Lagger Blues Machine finit deuxième, derrière le tout fraichement formé Jenghiz Khan de Rapsat et Friswa, un groupe déjà bien rodé et super équipé. Mais plus que la seconde place obtenue et le prix spécial pour Jean-Luc de meilleur batteur de la session, c'est la rencontre de deux musiciens qui a donné à ce rendez-vous toute son importance.

 

Jean-Luc et moi avions, suite aux succès rencontrés, de fortes ambitions. Notre souhait : faire de la musique, notre activité principale. Quand je dis « activité », je veux plutôt dire loisirs. En effet, Jean-Luc a tout juste quinze ans, j'en ai dix-sept depuis cinq mois ! On continue nos études, mais on en veut plus ! Plus de musique !

C'est donc tout naturellement que nous faisons connaissance de José Cuisset et de Michel Maes, respectivement guitariste et bassiste d'une formation qui finit troisième du classement à Middelkerke.. Eux aussi, en trio, étaient en manque de batteur. Pour le concours, ils s'étaient présentés avec un batteur de remplacement et leur avenir leur paraissait inconsistant. Un courant qui passe, de la sympathie réciproque et sans doute de la reconnaissance mutuelle aussi, tout cela a fait le reste, la sauce à pris et le vrai LBM était né. La séparation avec notre bassiste Dan Timmermans fut douloureuse, il n'est pas facile d'écarter un ami… mais nos ambitions prenaient le pas sur le reste.

 

LA SAUCE LBM

 

En résumé, le groupe dispose donc d'un batteur prometteur, capable de tenir des solos de dix minutes et variés sur le plan technique (merci Monsieur le professeur !) - un frappeur sachant cogner quand il faut et avec finesse SVP ! Ensuite un guitariste un peu fou, Christian, qui n'a pas son instrument en main (il est avant tout pianiste) et veut en faire un max. Il plonge dans des solos où plus que les sensibilités, c'est le nombre de notes qui semble compter (et oui, je sais faire mon autocritique !!!), qui hurle un chant formé d'onomatopées (pas de paroles chez LBM, rien que des sons !) souvent comparé à Captain Beafheart (sans jamais l'avoir égalé !).

 

Il y a ensuite José, capable de reproduire les solos de Clapton, Page, Blackmore, plus « carré » et sensible que Christian, au son non distordus, plutôt Wa-Wa que  sustain . Et enfin, Michel, bassiste autodidacte, qui n'a pas peur de compter des temps impairs pour rendre le maximum. Voilà la sauce LBM !

 

Enfin, la machine s'emballe, la sauce prend ! Le sang neuf apporté par José et Michel provoque des compositions plus structurées. Sim, notre "manager", se déchaîne et nous trouve contrats sur contrats. On ne dira jamais assez tout ce qu'elle nous a apporté (Sim, on t'aime toujours tu sais !). Le système achat à tempérament, sous forme de location avec option d'achat, proposé par la maison Parys Flore permet à beaucoup de groupes de l'époque de s'équiper en matériel valable. C'est aussi bon pour nous.

 

Déjà, José avec sa Gibson LG et Michel avec sa Fender Bass, sur ampli Marshall, étaient mieux équipés que les frères Duponcheel. Jean-Luc commencera par une batterie Premier pour passer à George Hayman plus tard. Moi, je passe sur une Gibson Les Paul Custom (un rêve que j'ai dû revendre et que je regrette encore aujourd'hui), avec ampli London City. Puis, après quelques mois, je trouve enfin les moyens d'acquérir un orgue dont j'ai oublié l'origine et la marque mais qui avait un son indéfinissable qui convenait à notre musique. Le répertoire évolue en fonction de ces instruments. Certains morceaux sont à deux guitares, d'autres incluent les claviers.

 

LA VALSE DES ENGAGEMENTS

 

Christian Duponcheel à l'orgue

 

C'est avec cette formation que nous allions vivre un train d'enfer. Répétitions tous les soirs! On jouait quasi tous les vendredis et les samedis. Notre record,  trois concerts sur une journée : vers onze heures du matin dans la région de Beloeil, vers dix-huit heures à Huy ou à Liège  et vers vingt heures, retour à Nivelles. Quelle journée inoubliable ! Si le concert de onze heures c'est bien passé, celui de dix-huit avait du retard…mais qui n'avait pas de retard à l'époque ?

 

On est arrivé à Nivelles à vingt-trois heures trente au lieu de vingt. Il s'agissait d'un mini festival dont nous étions la « vedette ». Nous avions gardé le contact téléphonique avec l'organisateur, afin de le tenir au courant de notre retard. Pour les « tombés du ciel », à l'époque, il n'y avait pas de portable. Bref, nous sommes arrivés avec trois heures trente de retard dans la cour de la ferme, y avons trouvé un public conquis qui a applaudi à l'arrivée du camion dans la cour (on n'avait pas encore joué une note…, mais le camion avait un beau klaxon !), qui nous a aidé à monter le matériel…vous imaginez l'ambiance ? Ce concert était sans doute gagné d'avance, mais de se savoir attendu à ce point, quel bonheur ! Crevés à jouer pour la troisième fois, on leur a donné le meilleur de nous même.

 

L'aventure avait donc commencé ! Des souvenirs de concerts, j'en ai plein la tête, encore aujourd'hui, des images restent indélébiles, je pourrais vous en raconter des pages entières. Mais, restons sobres !

 

GRANDES SALLES ET FESTIVALS

 

Christian Duponcheel et José Cuisset

 

Seloncourt Festival Rock 1971

Jam énorme avec Pete Brown and Piblokto, Robert Wyatt, David Allen,

Gong, Lagger Blues Machine le 12 juin 1971 (Doubs-France) - photo J.Jième

 

Un beau succès au festival de Seloncourt (12 juin 1971) dans le Doubs en France où notre musique à suscité l'intérêt de Robert Wyatt et de David Allen, présents pour un bœuf avec Gong ! Un festival rock à Bordeaux, passage à Paris au Golf Drouot en première partie de Buggie, un trio heavy metal dans le style de Blue Cheer. Il faut dire qu'en France, ça marchait bien, nous étions mieux côtés outre Quiévrain que chez nous, là-bas, on jouait après Klepto !

 

Une semaine entière au Théâtre 140, en première partie d'une troupe de théâtre underground américaine le Living Theatre.

 

Grâce à Francine Arnaud et à ses émissions de radio très branchées et grâce aussi à Piero Kenroll qui a transformé le gentil Télé Moustique en véritable bible et agenda du rock belge et étranger, nos concerts étaient annoncés, parfois commentés par des articles. Parmi toutes les dates qu'on a assurées en Belgique, je me rappelle tout particulièrement du Festival de Jemelle avec le Golden Earring.

 

31 OCTOBRE 1971 - DEVANT DOUZE MILLE PERSONNES

 

 

Et du grand Free Show au Woluwe Shopping Center, . Nous étions le seul groupe belge sur les quatre formations invitées avec en vedette Wishbone Ash.

 

 

Voici ce que Piero Kenroll écrivait à leur sujet :

 

La chance du Lagger Blues Machine, c'est d'avoir une manager formidable. Grâce à elle, le groupe ne manque pas de contrats et peut ainsi subsister. Son problème, c'est de jouer une musique compliquée et d'être belge. Si le Lagger était originaire de France, de Hollande, ou d'Allemagne, il y aurait déjà longtemps qu'une firme de disques lui aurait proposé un contrat. Malheureusement, chez nous, le L.B.M. est dans le même cas que son copain Arkham. On n'ose pas mettre de l'argent dans la réalisation d'un disque. Pourtant les groupes belges, ça se vend, non? Voyez les Pebbles, Wallace Collection, Irish Coffee, Burnin' Plague, Jenghiz Khan... Leurs L.P.'s se sont bien vendus. Or la majorité de ces groupes sont avant tout des groupes de scène qui savent tenir un public en émoi.

 

Le L.B.M., lui, de par sa musique, semble au contraire être un groupe fait essentiellement pour le disque. Il ne communique pas avec le public sur scène, il joue une musique très belle qu'il faut écouter dans le recueillement, comme celle du Soft Machine ou du Pink Floyd. Ceux-là aussi, leurs disques se vendent bien en Belgique. Alors quoi? Si on est un peu logique, un 33 tours du Lagger devrait avoir du succès. Encore une fois, il semble que le manque de producteurs valables se fasse sentir chez nous. Malgré cela, Christian Duponcheel (organiste), Jean-Luc Duponcheel (batteur), José Cuisset (guitare) et Michel Maes (basse) ne renoncent pas et continuent à avoir beaucoup de volonté et méritent vos encouragements.

 

NATOYE/GALÈRE

 

Question galère, je me souviens, entre autre, d'un "festival" qui devait se dérouler à Natoye, à côté de Ciney. L'organisateur, qui nous appréciait, nous avait réservé une place sur le haut de l'affiche. Seul hic, il n'avait pas reçu les autorisations communales nécessaires. Et ledit "festival" a dû être annulé en dernière minute. Le pire c'est que l'organisateur a "oublié" de téléphoner à notre manager. Nous arrivons donc dans le paisible village de Natoye en se demandant où était le public ? Ne trouvant ni chapiteau, ni âme qui vive nous nous dirigeons vers le domicile de l'organisateur. Celui-ci confus (?) réalise, mais un peu tard, qu'il a oublié de nous prévenir. Devant sa sincérité déconfite, on a sorti le matériel et donné notre concert pour lui tout seul, dans son garage. C'était une bonne répétition, et puis il avait mis un bac de bière à notre disposition…

 

DES AFFINITÉS AVEC ARKHAM

 

Arkham et Lagger blues

Le LBM (formule à six) De g.à dr. Michel, Jean-Luc, Vincent,

Christian, Carmelo et José.

 

 

1971. La scène belge grouille de groupes intéressants. C'est la belle époque pour  Jenghiz Khan, Kleptomania, Burning Plague, Recreation et beaucoup d'autres. Mais c'est surtout avec  Arkham  (qui deviendra plus tard Univers Zéro) que le courant passe le mieux.

 

Il faut dire que nous sommes des fans inconditionnels de Soft Machine et de Magma. Ce qui aide au rapprochement. Le groupe de Jean-Luc Manderlier (orgue), Patrick Cogneaux (basse) et Daniel Denis (batterie) prospectait musicalement dans les mêmes sphères que le Lagger Blues Machine. Nos goûts musicaux étaient si proches que nous avons été jusqu'à composer un mini répertoire en commun.

 

Deux ou trois morceaux à deux claviers, guitare, basse et deux batteries ; morceaux qui ont été joués une seule et unique fois sur scène, lors d'une journée pour l'opération 48.81.00. Concert non rémunéré, mais quel pied ! Jean-Luc Duponcheel et Daniel Denis avaient préparé un duo de batterie à tomber par terre. C'est vrai qu'on avait là, les deux batteurs les plus inventifs de Belgique, chacun avec des instruments hyper complets.

 

On a toujours aimé se retrouver pendant toute cette période et longtemps après LBM, j'ai suivi Roger Trigaud qui avait rejoint Daniel Denis pour former Présent.

 

C'est sur base de cette nouvelle expérience que nous avons voulu nous agrandir. La formule à deux claviers était très intéressante et Vincent Motoulle avec son orgue à rejoint le groupe, en même temps que Carmelo Pilotta (sax et flûte, rescapé du Philharpopic Orchestra de Mr Hayes). Cette fusion sera aussi la conséquence d'une fracture avec Michel Maes. Il quittera d'ailleurs le groupe pour un temps, trouvant le style musical un peu trop rigide. Mais il reviendra vite !

 

Carmello Pilotta à la flûte, Michel Maes, José Cuisset, Christian Duponcheel

 

L'ALBUM

 

Lagger Blues Machine Tanit

Voilà donc le Lagger Blues Machine à cinq et même à six pour quelque semaines; le temps d'enregistrer un album. Ce devait être la consécration. Quel groupe en Belgique ne rêvait pas d'enregistrer ? Enfin un support digne pour notre musique, plus prestigieux que les petites bandes à cassette !

 

Mais c'était sans compter sur la nonchalance du producteur, qui en fait, avait besoin pour sa comptabilité de réaliser des frais généraux. Le travail de mixage a été fait sans nous et bâclé en une seule journée. Cette expérience nous a laissé un arrière goût d'amertume. Malgré tout, l'album s'est vendu à plus ou moins deux mille exemplaires. Inutile de signaler qu'il ne nous a jamais rapporté  un franc !

 

Le jour de l'enregistrement, à la dernière minute, j'ai proposé Tanit , un morceau que j'ai interprété à la guitare classique et ensuite doublé à la flûte à bec. Cette composition qui se retrouve à la fin de la face A, a été considérée comme une signature. L'album devait initialement s'appeler Tanit. Mais la pochette était déjà réalisée. Trop tard pour

changer de lettrage.

 

Tanit album Lagger Blues Machine

 

Ce n'est que plus tard lors du pressage d'une seconde édition que la pochette a changé et que le titre Tanit apparaît. Pourquoi Tanit Live ? Parce que ce LP est constitué de tous les morceaux de l'album original avec en plus des bandes prises en live lors du Free Show de Woluwe, d'octobre 72. Tanit Live est une « production » de Philippe Collignon, sortie en vinyle et en CD.

 

LE CREPUSCULE DU LBM

 

 

1972. Après une période de dissension avec Motoulle, je quitte le groupe. Pas pour longtemps car je reviens bientôt avec un nouvel matériel, un orgue Farfisa combiné à un piano électrique Fender Rhodes. Le groupe se retrouve avec ses quatre compères d'origine : José, Michel, Jean-Luc et moi.

 

Une rencontre fortuite aurait pu créer un bel évènement. Le peintre Manu Vandevelde nous a proposé de composer une musique sur douze toiles représentants le Chemin de Croix. La composition des morceaux avait bien démarré, mais le projet est tombé à l'eau pour de sombres tracasseries administratives. N'empêche, un nouveau répertoire était né, plus mélodieux, moins "acide". Mais notre inspiration s'essouffle et les concerts se font plus rares.

 

Un dernier bon souvenir : notre dernière prestation dans le cadre du Festival de Jazz Bilzen, le dimanche, jour du jazz, et en tout début d'après midi. Cet ultime concert nous a valu un chaleureux rappel ... que nous n'avons pas pu honorer car l'organisation craignait de prendre du retard.

 

Peu après, nous avons eu l'occasion d'interpréter en direct à la télévision une de nos compositions. C'était dans l'émission de Francine Arnaud. Au même programme, il y avait le groupe anglais Caravan avec qui nous avons sympathisé sur le plateau, allant même jusqu'à improviser une petite jam pendant la pause syndicale des preneurs de son.

 

Tandis que, José Cuisset part rejoindre le Doctor Downtrip. Michel Maes se contente de jouer chez lui, tout comme mon frère Jean-Luc. Moi je cherche à m'intégrer dans un autre groupe. Des contacts sont engagés avec Dany et Roger ex-membres de Kleptomania. Je participe même à certaines répétitions, avec eux et Armand Massaux. Le groupe devait s'appeler Lee, mais ça n'a pas abouti pour moi.

 

Par la suite, Jean-Luc et moi travaillerons un moment avec Christian Genet (basse) et sa compagne (clavier et trompette). Puis c'est l'expérience avec Roger Trigaud.

Fort de ses expériences en matière musicale, Jean-Luc a fini par ouvrir un magasin d'instruments de musique. Je l'y ai rejoint. C'est dans ce contexte que j'ai fait la connaissance de musiciens issus d'Ath.

 

Ceux-ci étaient superbement équipés et disposaient d'une salle de répétition de rêve. J'ai donc rejoint le groupe Burning Light, qui plus tard se transforma en Dragon. C'est avec eux que j'ai eu acquis mon premier orgue Hammond, un vieux rêve ainsi qu'un mellotron.

 

Une belle aventure humaine, hélas trop peu de concerts, mais un gros travail d'enregistrement avec l'auto production d'un album en Angleterre, à nos frais. Premier groupe à s'auto produire, mais çà, c'est une autre histoire, que je raconterai sans doute un jour.

 

 

REMERCIEMENTS

 

Je tiens à remercier tout le monde, mais je vais en oublier… D'abord Jean Jième, qui a eu l'excellente idée d'ouvrir ce site de souvenirs, je rêve qu'il grandisse encore. Plus proche de moi, les musiciens avec qui j'ai travaillé dans le passé et Simone Dohmen, alias Sim qui nous a donné la chance d'exister en tant que groupe; et de manière acharnée à nous trouver contrats sur contrats, parfois si improbables, mais qui nous permettaient de payer notre matériel. Je n'oublie pas Piero Kenroll, qui est toujours là, même aujourd'hui, quand il faut se souvenir de quelqu'un. Je penserais aussi à Wilfrid Brits, ancien manager de Kleptomania, qui nous a aussi aidés (et qui lui aussi produit encore des groupes). Nato, qui m'a hébergé dans une période difficile d'émancipation et tous les organisateurs de festivals, un peu fous, qui nous ont fait travailler, patrons de maisons de jeunes (Derubina ?) etc... Qui ais-je oublié ? Faites vous reconnaître, ce serait sympa !

 

Je serais très heureux de recevoir tout document concernant le Lagger Blues Machine et Dragon - photos, textes ou autres infos. Vous pouvez me joindre à l'adresse : cd125@skynet.be -

Merci d'avance.

Christian Duponcheel

 

 

http://www.belgianmetalhistory.be/html/bands/lagger/lagger.html

 

http://waytoyoursoul.blogspot.com/2007/10/lagger-blues-machine-complete-works.html

 

http://www.progarchives.com/artist.asp?id=859

 

Dossier réalisé avec le concours de Christian et Jean-Luc Duponcheel et Jean Jième. Achevé le 1/10/2009